Victor Hugo, une conscience républicaine, par Robert Duguet

Conférence qui sera prononcée

sous l'égide de Culture et Loisirs

le lundi 29 mai, à 14h30, salle Atrium, au 1901 (maison des associations), 28 rue Colbert, CROSNE 91560

 

Sommaire: courte présentation suivie de quelques citations...

 


Présentation:

 

Longtemps considérée comme secondaire par l’enseignement qui en était dispensé sur les bancs de notre école ou par l’université, l’œuvre politique traduisant les engagements concrets de Victor Hugo est considérable. Issu d’une bourgeoisie d’empire et d’un mouvement littéraire, le romantisme, à l’origine catholique et légitimiste, rien ne le prédisposait à devenir un républicain radicalisé, aux confins de la république sociale. Se situant au cœur des contradictions terribles qui ont traversé le XIXème siècle, ses prises de positions ont été multi formes et pour le moins courageuses. C’est une pensée politique, sans doute contrastée et parfois contradictoire, parce qu’elle cherche obstinément le fil conducteur qui mène à l’émancipation sociale et humaine. Dans la période si déplorable et si réactionnaire que nous subissons aujourd’hui, les valeurs que Victor Hugo défend restent des valeurs d’avenir :

 

 


La Révolution est une et indivisible: on ne sépare pas 1789 de 1793

Les journées de juillet 1830...

Lorsque nous avons fêté le bicentenaire de la Révolution en 1989, les pouvoirs publics et les intellectuels aux ordres, le pouvoir médiatique ont systématiquement déconnecté 1789 du souffle révolutionnaire de 1793.

Dans cet extrait du roman 93, à travers un dialogue entre Gauvain et Cimourdain, les deux personnages, Hugo lie de manière indissoluble 89 à 93.


 

« Il y eut un silence, et tous deux se regardèrent. Et Gauvain reprit :
- Ce sera une date sanglante que cette année 93 où nous sommes.
- Prends garde, s'écria Cimourdain. Les devoirs terribles existent. N'accuse pas qui n'est point accusable. Depuis quand la maladie est-elle la faute du médecin ? Oui, ce qui caractérise cette année énorme, c'est d'être sans pitié. Pourquoi ? parce qu'elle est la grande année révolutionnaire. Cette année où nous sommes incarne la révolution. La révolution à un ennemi, le vieux inonde, et elle est sans pitié pour lui, de même que le chirurgien a un ennemi, la gangrène, et est sans pitié pour elle. La révolution extirpe la royauté dans le roi, l'aristocratie dans le noble, le despotisme dans le soldat, la superstition dans le prêtre, la barbarie dans le juge, en un mot, tout ce qui est la tyrannie dans tout ce qui est le tyran. L'opération est effrayante, la révolution l’a fait d'une main sûre. [... ] Elle fait à la civilisation une incision profonde, d'où sortira la santé du genre humain. Vous souffrez ? sans doute. Combien de temps cela durera-t-il ? le temps de l'opération. Ensuite, vous vivrez. La révolution ampute le monde. De là cette hémorragie, 93.
- Le chirurgien est calme, dit Gauvain, et les hommes que je vois sont violents.
- La révolution, répliqua Cimourdain, veut pour l'aider des ouvriers farouches. Elle repousse toute main qui tremble. Elle n'a foi qu'aux inexorables. Danton, c'est le terrible, Robespierre, c'est l'inflexible, Saint Just, c'est l'irréductible, Marat, c'est l'implacable. Prends-y garde, Gauvain. Ces noms-là sont nécessaires. Ils valent pour nous des années. Ils terrifieront l'Europe.
- Et peut-être aussi l'avenir, dit Gauvain.
Il s'arrêta, et repartit :
- Du reste, mon maître, vous faites erreur, je n'accuse personne. Selon moi, le vrai point de vue de la révolution, c'est l'irresponsabilité. Personne n'est innocent, personne n'est coupable. Louis XVI, c'est un mouton jeté parmi des lions. Il veut fuir, il veut se sauver, il cherche à se défendre ; il mordrait, s'il pouvait. Mais n'est pas lion qui veut. Sa velléité passe pour crime. Ce mouton en colère montre les dents. Le traître ! disent les lions. Et ils le mangent. Cela fait, ils se battent entre eux.
- Le mouton est une bête.
- Et les lions, que sont-ils ?
Cette réplique fit songer Cimourdain. Il releva la tête et dit
- Ces lions-là sont des consciences. Ces lions-là sont des idées. Ces lions-là sont des principes.
- Il faut la Terreur.
- Un jour la révolution sera la justification de la Terreur.
- Craignez que la terreur ne soit la calomnie de la révolution. »

 


Extraits du discours rédigé par Victor Hugo et lu par Paul Meurice aux funérailles de Georges Sand le 10 juin 1876

...Texte O combien révélateur des positions de l'auteur sur le féminisme...

 


Je pleure une morte, je salue une immortelle...

 

...George Sand a dans notre temps une place unique. D'autres sont les grands hommes; elle est la grande femme.

 

Dans ce siècle qui a pour loi d'achever la révolution française et de commencer la révolution humaine, l'égalité des sexes faisant partie de l'égalité des hommes, une grande femme était nécessaire. II fallait que la femme prouvât qu'elle peut avoir tous nos dons virils sans rien perdre de ses dons angéliques ; être forte sans cesser d'être douce. George Sand est cette preuve.

 

Il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui honore la France, puisque tant d'autres la déshonorent. George Sand sera un des orgueils de notre siècle et de notre pays. Rien n'a manqué à cette femme pleine de gloire. Elle a été un grand cœur comme Barbès, un grand esprit comme Balzac, une grande âme comme Lamartine. Elle avait en elle la lyre. Dans une époque où Garibaldi a fait des prodiges, elle a fait des chefs-d’œuvre.

 

Ces chefs-d’œuvre, les énumérer est inutile. A quoi bon se faire le plagiaire de la mémoire publique? Ce qui caractérise leur puissance c'est la bonté. George Sand était bonne; aussi a-t-elle été haïe. L'admiration a une doublure, la haine, et l'enthousiasme a un revers l'outrage. La haine et l'outrage prouvent pour, en voulant prouver contre. La huée est comptée par la postérité comme un bruit de gloire. Qui est couronné est lapidé. C'est une loi, et la bassesse des insultes prend mesure sur la grandeur des acclamations.

 

Les êtres comme George Sand sont des bienfaiteurs publics. Ils passent, et à peine ont-ils passé que l'on voit à leur place, qui semblait vide, surgir une réalisation nouvelle du progrès.
Chaque fois que meurt une de ces puissantes créatures humaines nous entendons comme un immense bruit d'ailes : quelque chose s’en va, quelque chose survient.

 

La terre comme le ciel a ses éclipses; mais ici-bas, comme là-haut la réapparition suit la disparition. Le flambeau qui était un homme ou une femme et qui s'est éteint sous cette forme, se rallume sous la forme idée. Alors on s'aperçoit que ce qu'on croyait éteint était inextinguible. Ce flambeau rayonne plus que jamais; il fait désormais partie de la civilisation ; il entre dans la vaste clarté humaine ; il s'y ajoute. Et le salubre vent des révolutions l'agite, mais le fait croître ; car les mystérieux souffles qui éteignent les clartés fausses alimentent les vraies lumières.

 

Le travailleur s'en est allé ; mais son travail est fait.

 

Edgar Quinet meurt, mais la philosophie souveraine sort de sa tombe et, du haut de cette tombe, conseille les hommes. Michelet meurt, mais derrière lui se dresse l'histoire traçant l'itinéraire de l'avenir. Georges Sand meurt, mais elle nous lègue le droit de la femme puisant son évidence dans le génie de la femme. C'est ainsi que la révolution se complète. Pleurons les morts, mais constatons les avènements ; les faits définitifs surviennent, grâce à ces fiers esprits précurseurs. Toutes les vérités et toutes les justices sont en route vers nous, et c'est là le bruit d'ailes que nous entendons.

 

Acceptons ce que nous donnent en nous quittant nos morts illustres  et, tournés vers l'avenir, saluons, sereins et pensifs, les grandes arrivées que nous annoncent ces grands départs.

 


Pour l'amnistie des communards...

Dès le lendemain de l'écrasement de la Commune de 1871, contrairement à la plupart des grands intellectuels, ses frères, Hugo commence un long combat pour l'amnistie des Communards...


 

...Cet asile que le gouvernement belge refuse aux vaincus, je l'offre. Où? En Belgique. Je fais à la Belgique cet honneur. J'offre l'asile à Bruxelles. J'offre l'asile place des Barricades, numéro 4 (son appartenant en Belgique). Qu'un vaincu de Paris, qu'un homme de la réunion dite Commune, que Paris a fort peu élu et que, pour ma part, je n'ai jamais approuvée, qu'un de ces hommes, fut-il mon ennemi personnel, surtout s'il est mon ennemi personnel, frappe à ma porte, j'ouvre. Il est dans ma maison, il est inviolable.

 

Dans tous les cas, un fugitif de la Commune chez moi, ce sera un vaincu chez un proscrit; le vaincu d'aujourd'hui chez le proscrit d'hier...

 

Si un homme est hors-la-loi, qu'il entre dans ma maison. Je défie qui que ce soit de l'en arracher.

 

Je parle ici des hommes politiques.

Si l'on vient chez moi prendre un fugitif de la Commune, on me prendra; si on le livre je le suivrai; je partagerai sa sellette. Et, pour la défense du droit, on verra, à côté de l'homme de la Commune, qui est le vaincu de l'Assemblée de Versailles, l'homme de la République, qui a été le proscrit de Bonaparte.

 



Dans la nuit du 27 au 28 mai 1871, une horde de sujets de sa majesté prend d'assaut le domicile du poète aux cris de: "A bas Victor Hugo!", "A bas jean Valjean!", "A la lanterne!"

Que pensez-vous qu'il arriva, le roi des Belges demanda à Hugo de quitter le territoire de son royaume.

 


 

La statue de Victor Hugo à Besançon, place Granvelle...

Extraits du discours contre la loi Falloux... (14 janvier 1850)

Le parti catholique, en France, avait obtenu de M. Louis Bonaparte que  le ministère de l’instruction publique fût confié à M. de Falloux.

L’assemblée législative, où le parti du  passé arrivait en majorité, était à peine réunie que  M. de Falloux présentait un projet de loi sur l’enseignement. Ce projet, sous prétexte d’organiser la liberté d’enseigner, établissait, en réalité, le monopole de l’instruction publique en faveur du clergé.

C’est dans ce discours que  le mot droit  de l’enfant a été prononcé pour la première fois.

 


Ce que je veux...

...L’instruction gratuite et obligatoire, obligatoire seulement au premier degré, gratuite à tous  les degrés. (Nouvel assentiment à gauche.)

 

L’enseignement primaire obligatoire, c’est le droit de l’enfant qui, ne vous y trompez pas, est plus sacré encore que le droit du père, et qui se confond avec le droit de l’État.

 

Voici donc, selon moi,  le but  auquel il faut  tendre dans un temps donné : instruction gratuite et obligatoire dans la mesure que je viens de marquer ; un immense enseignement public donné et réglé par l’État, partant de l’école de village, et montant de degré en degré jusqu’au collège  de France, plus  haut encore, jusqu’à l’Institut de  France ; les portes de  la science toutes grandes ouvertes à toutes les intelligences. ( Vive approbation à gauche.)

 

Partout où il y a un esprit, partout où il y a un champ, qu’il y ait un livre ! Pas une  commune sans une  école ! pas une  ville sans  un collège ! pas un chef-lieu sans  une  faculté ! Un vaste  ensemble, ou, pour mieux dire, un vaste  réseau d’ateliers intellectuels, gymnases, lycées,  collèges, chaires, biblio- thèques… (Rires à droite et au centre. — Approbation à gauche), gymnases, lycées, collèges, chaires, bibliothèques…

 

...J’ai dit quel  était  le but  à atteindre, j’ajoute qu’il faut  que  la France entière présente un vaste ensemble, ou, pour mieux dire, un vaste réseau d’ateliers intellectuels : gymnases, lycées,  collèges, chaires, bibliothèques, échauffant partout les vocations, éveillant partout les aptitudes. En un mot, je veux que  l’échelle de la science soit fermement dressée par les mains de l’État, posée dans l’ombre des masses les plus  sombres et les plus  obscures, et aboutisse à la lumière ; je veux qu’il n’y ait aucune solution de continuité et que  le cœur du peuple soit mis en communication  avec le cerveau de la France. (Approbation à gauche  — Exclamations ironiques à droite.  )

 

...Eh bien, messieurs, à ce point de vue restreint, mais pratique, de la situation actuelle, je veux, je le déclare, la liberté de l’enseignement ; mais  je veux la surveillance de l’État ; et comme je veux cette surveillance effective, je veux l’État laïque, purement laïque, exclusivement laïque. L’honorable M. Guizot l’a dit avant moi dans les assemblées : l’État, en matière d’enseignement, n’est, ne peut être autre chose que  laïque. Je veux donc la liberté d’enseignement sous  la surveillance de l’Etat, et je n’admets, pour personnifier l’État dans cette surveillance si délicate et si difficile,  qui exige toutes les forces  vives du pays, je n’admets que des hommes appartenant sans  doute aux carrières les plus graves, mais n’ayant aucun intérêt, soit de conscience, soit de politique, distinct de l’unité nationale.

 

J’entends maintenir, quant à moi, cette antique et salutaire séparation de l’église et de l’État, qui était la sagesse de nos pères, et cela, dans l’intérêt de l’Église comme dans l’intérêt de l’État...

 

Ce que je ne veux pas, l'enseignement sous contrôle de l'Eglise (ou des pouvoirs locauix...)

 

...Je m’adresse donc au parti clérical et je lui dis : Cette loi est votre loi. Je me défie de vous ; instruire c’est construire ; je me défie de ce que vous construisez. Je ne veux pas vous confier l’enseignement de la jeunesse, l’âme des enfants, le développement des intelligences neuves qui s’ouvrent à la vie, l’esprit des générations nouvelles, c’est à dire l’avenir de la France. Je ne veux pas vous confier l’avenir de la France, parce que  vous le confier, ce serait vous le livrer. (Mouvement.) Il ne me suffit pas que les générations nouvelles nous succèdent ; je suis de ceux qui veulent qu’elles nous continuent.
(Mouvements divers.)

 

...Voilà pourquoi, hommes du parti clérical, je ne veux ni de votre main, ni de votre souffle sur elles ; je ne veux pas  que  ce qui a été fait par  nos  pères soit défait par  vous.  Après cette gloire,  je ne veux pas de celle honte ! ( Vive approbation à gauche. — A droite : Oh ! oh !)

 

Votre loi est une  loi qui  a un  masque. Elle dit une  chose et elle en fait une  autre. (Mouvement.) C’est une pensée d’asservissement qui prend les allures de la liberté ; c’est une confiscation intitulée donation. (Rires approbatifs à gauche.) Je n’en veux pas. Du reste, c’est votre habitude : toutes les fois que  vous forgez une  chaîne vous dites : Voici une  liberté. (Nombreux rires à gauche.) Toutes les fois que vous faites une  proscription, vous criez : Voilà une  amnistie. ( Vive approbation à gauche.)

 

...Ah ! nous vous connaissons. Nous  connaissons le parti clérical ; c’est un parti ancien et qui a des états de services. (On rit à gauche.) C’est lui qui, depuis des siècles, garde jalousement, indiscrète- ment et fatalement la porte de l’Église. C’est lui qui a trouvé pour la vérité ces deux étais merveilleux : l’ignorance et l’erreur. (Rumeurs à droite.)  C’est lui qui  fait défense à la science et au génie  d’aller au-delà  du  missel, et qui  veut  cloîtrer la pensée dans le dogme. (Nouvelles rumeurs.) Tous  les pas qu’a faits l’intelligence de l’Europe, elle les a faits sans  lui et malgré lui. Son histoire est écrite dans l’histoire du progrès humain, mais  au verso.

 

Il s’est opposé à tous. (Murmures.) C’est lui, c’est le parti clérical qui a fait battre de verges  Prinelli pour avoir  dit que  les étoiles ne tomberaient pas.  C’est lui qui a fait appliquer Campanella sept  fois  à la question pour avoir  entrevu le secret de  la création et  affirmé que  le nombre des mondes était  infini.  C’est lui qui  a persécuté Harvey, pour avoir  prouvé que  le sang  circulait. De par Josué,  il a enfermé Galilée ; de par saint Paul, il a emprisonné Christophe Colomb. Découvrir la loi du ciel, c’était  une  impiété ; trouver un monde, c’était  une  hérésie. C’est lui, c’est le parti clérical, qui a anathématisé Pascal, au nom de la religion ; Montaigne, au nom de la morale ; Molière, au nom de la morale et de la religion. Oui, certes, qui que vous soyez, qui vous dites le parti catholique, et qui êtes le parti clérical, nous vous connaissons. Voilà longtemps déjà que la conscience humaine vous demande : Qu’est-ce que vous me voulez ? Voilà longtemps déjà que vous essayez de mettre un bâillon à l’esprit humain...

 

...Et vous voulez  être  les maîtres de l’enseignement ! Et il n’y a pas un écrivain, pas un poète, pas un philosophe, pas un penseur que vous acceptiez, et tout ce qui a été écrit, trouvé, rêvé, déduit, imaginé, illuminé, inventé par les génies, le trésor de la civilisation, l’héritage séculaire des générations, le patrimoine commun des intelligences, vous le rejetez ! Si le cerveau de l’humanité  était  là devant vos yeux, à votre  discrétion, ouvert comme la page  d’un  livre, vous  y feriez  des ratures, convenez-en ! (Rires approbatifs à gauche.)...

 


 

Contre les fanatismes religieux...

 


 

...Chaque religion a sa vérité, distincte de la vérité d'à côté. Cette vérité ne sort pas de la nature, entachée de panthéisme aux yeux des prêtres; elle sort d'un livre. Ce livre varie. La vérité qui sort du Talmud est hostile à la vérité qui sort du Coran. Le Rabbin croit autrement que le Marabout, le Fakir contemple un Paradis que n'aperçoit pas le Caloyer, et le dieu visible au Capucin est invisible au Derviche. On me dira que le Derviche en voit un autre; je l'accorde, et j'ajoute que c'est le même; Jupiter c'est Jovis, qui est Jova, qui est Jehovah, et Jéhovah de damner Jupiter; Fô excommunie Brahma, et Brahma anathématise Allah; tous les dieux se revomissent les uns les autres; toute religion dément la religion d'en face...

 

...L'enseignement des mosquées, des Synagogues et des presbytères est le même; il a l'identité de l'affirmation dans la chimère; il substitue le dogme, cet empirique, à la conscience, cet avertisseur. Il fausse la notion divine innée; la candeur de la jeunesse est sans défense, il verse dans cette candeur l'imposture, et, si on le laisse faire, il en arrive à ce résultat de créer chez l'enfant une épouvantable bonne foi dans l'erreur...