Blog de Robert Duguet - Juin 2017 /contact:

Lettre ouverte de  Meriem Derkaoui maire  et de Pascal Beaudet, conseiller général d’Aubervilliers à Jean-Luc Mélenchon
Lettre ouverte que j'ai écrit avec la Maire d'Aubervilliers, Mériem Derkaoui à Jean-Luc Mélenchon

« M. Mélenchon, la ville d’Aubervilliers vous a respecté, elle a droit à votre considération ! »




Dans une tribune au « Monde », Pascal Beaudet et Meriem Derkaoui, ancien et actuelle maire d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, expliquent leur incompréhension de voir un candidat de La France insoumise opposé au candidat du PC, Patrick Le Hyaric, à Aubervilliers-Pantin.

Tribune

Ville dynamique et solidaire, Aubervilliers s’est construite ces cinquante dernières années à travers des politiques sociales ambitieuses en matière de logement, de santé, d’éducation, de culture portées par des valeurs humanistes et progressistes. Conscients de la réalité sociale et économique de notre commune qui compte aujourd’hui plus de 85 000 habitants, nous savons que seule la véritable gauche ancrée dans les milieux populaires permet la transformation sociale de notre société.

Pour y parvenir, nous nous sommes engagés à vos côtés pour obtenir à Aubervilliers l’un des premiers scores nationaux en faveur de votre candidature tout en faisant reculer le parti de la haine. Nous vous avions confié cet espoir en pensant que vous pouviez porter l’aspiration du peuple au-delà de toutes considérations de pouvoir personnel.
Aujourd’hui, vos appels au rassemblement et au renouvellement de la politique sont désormais balayés par vos actions de parachutages des candidates et candidats de La France insoumise pour les législatives dans les communes qui croient pourtant en une gauche unie.

Une unité nécessaire contre les puissantes forces face à nous, à commencer par un gouvernement dirigé par la droite, face aux projets d’ôter aux communes leur autonomie financière, face aux injonctions européennes, face aux tentatives de divisions de nos populations et au mépris dont elles sont trop souvent l’objet. Une vision résolument à gauche portée depuis plusieurs mois à Aubervilliers et à Pantin par le candidat Patrick Le Hyaric. A vos côtés il a construit le Front de gauche. Vous siégez ensemble au Parlement européen. Il dirige L’Humanité, qui vous a permis de vous exprimer pendant les présidentielles.

Pourtant récemment, vous avez choisi de présenter un candidat à Aubervilliers-Pantin, votre directeur de campagne. Quel est le sens de deux candidatures défendant les mêmes idées et les mêmes valeurs sinon de priver nos populations d’un député qui sera présent à leurs côtés et en permanence ?

A Aubervilliers, nous nous plaçons d’abord du côté de l’intérêt des populations dans leur diversité. C’est ce qui nous guide, nous, élus de terrain, lorsqu’on réussit à obtenir pour notre ville, au cœur de la métropole parisienne et aux portes de Paris, un réseau de transports adapté doté d’un métro en centre-ville. C’est aussi ce qui nous permet de maintenir des services publics de proximité tant de fois menacés de fermeture par les politiques d’austérité. C’est, également, exiger le respect des engagements de l’Etat à l’instar de l’implantation d’une piscine olympique ou l’augmentation d’effectifs de police.

Mais que vous arrive-t-il ?

Mais cela n’est possible qu’en entretenant au quotidien des échanges francs et ouverts avec les Albertivillariennes et les Albertivillariens sur tous les sujets relatifs au devenir de la commune. Sans doute, cela peut vous paraître dérisoire voire insuffisant en comparaison à des envolées lyriques, ou des solutions venant d’on ne sait quelle avant-garde, mais à Aubervilliers et dans nos banlieues, c’est ainsi que la population a toujours agi. Pas de guide suprême et pas d’homme providentiel, Aubervilliers, ville rebelle et militante, l’a d’ailleurs fait entendre aux dernières municipales.

Mais que vous arrive-t-il monsieur Mélenchon ? Voulez-vous pratiquer l’hégémonie que vous avez reprochée à vos anciens alliés ? La force du peuple scandée sur vos affiches de campagne ce n’est pas le pouvoir d’un seul homme, amer et déçu, qui pratique la politique de la terre brûlée en parachutant et en divisant.

Non, monsieur Mélenchon, la force du peuple, c’est justement le peuple et ses élus, celles et ceux qui sont, au quotidien, en train de construire, d’imaginer des solutions, de partager des luttes.

Mériem Derkaoui
Maire d'Aubervilliers
Pascal Beaudet
Ancien maire d'Aubervilliers Aubervilliers

 


Ma lettre à Jean Luc pour sa venue à la Grande Borne, par Philippe Rio

Maire de Grigny



Cher Jean Luc, tu te trompes de combat !

Aujourd’hui, tu viens à Grigny, dans la 10ième circonscription de l’Essonne et nous l’apprenons par voie de presse. Ta venue aurait dû se faire sur les terres du député de la « Majorité Présidentielle » Malek Boutih à Sainte-Geneviève-des-Bois.

Ce manque d’audace ne te ressemble pas.

En 2012, les grignois t’accueillaient pour ton seul meeting dans un quartier populaire, à la Grande Borne. J’ai eu l’honneur d’être à tes côtés et je t’avais accordé ma confiance en te parrainant pour porter un programme construit ensemble dans le cadre du Front de Gauche.

En 2017, toujours avec mon parrainage et en respectant la forme de la France Insoumise, à Grigny, nous avons largement contribué à ton meilleur score en Essonne avec 42,7 %. Des centaines de porte à porte et des dizaines de réunions publiques ont soutenu cette dynamique populaire. Des électrices et électeurs de sensibilités diverses se sont largement exprimés. Il faut respecter la diversité.

Pourquoi donc venir à la Grande Borne, si ce n’est pour diviser ?

Toi et moi, nous avons en commun cette farouche volonté de défendre et de faire respecter les gens, les opprimés, les humiliés, les « mis de côtés ».

J’en suis un.

C’est ici, Jean Luc, dans ce quartier où j’ai grandi, appris à marcher, où je suis allé à l’école du Bélier et de l’Autruche et au collège Jean Vilar, où j’ai travaillé sur le Marché Place du Quinconce, me nourrissant de la diversité des bénévoles associatifs, des militants politiques, d’enseignants exceptionnels et des cultures de mes voisins. C’est avec cette humanité bienveillante que je me suis forgé une conscience politique.

C’est ici, dès 2004, que nous avons fait naître une intercommunalité pour le progrès écologique et humain avec Gabriel AMARD, l’un de tes porte-parole.

C’est à Grigny, que nous faisons de la planification écologique avec le combat pour l’eau publique et pour une énergie renouvelable, la géothermie au service de la planète et de la lutte contre la précarité.

C’est ici, que nous forgeons les citoyens de demain en « arrachant » 20 postes supplémentaires dans les écoles grignoises à la prochaine rentrée scolaire.

C’est ici, que nous formons aux métiers d’avenir en innovant pour un emploi durable pour les plus éloignés du marché du travail.

C’est ici, que nous traquons la main invisible du marché dévastatrice pour les copropriétaires de Grigny 2 comme pour les locataires de la Grande Borne.

C’est ici, que tous les jours nous sommes mobilisés pour des services publics seuls garants de l’égalité républicaine pour mieux d’école, plus de sécurité et de tranquillité publique, une culture pour tous…

C’est ici, dans l’un de ces déserts médicaux que nous œuvrons à créer des oasis par la venue de nouveaux médecins et professionnels de santé.

C’est ici, que tous les jours nous construisons une culture de la paix dans nos écoles et nos centres de loisirs.

C’est ici, sur cette terre d’accueil aux 90 nationalités, que nous bâtissons une humanité solidaire refusant les discriminations sociales et territoriales.

C’est ici, que nous avons attaqué en justice les propos insultants et diffamatoires envers les grignois de Malek Boutih et Eric Zemmour.

C’est pour cela que je suis fier d’être élu d’ici et que je porte la volonté de rassembler ce peuple et de le représenter dignement à l’Assemblée Nationale. Nous habitants de Fleury-Mérogis, Grigny, Morsang/Orge, Saint-Michel/Orge et Sainte-Geneviève-des-Bois, nous avons besoin d’un député de proximité, rassembleur et combatif faire face aux mauvais coups du programme libéral du Président de la République.

La pratique républicaine et les valeurs qui nous rassemblent voudraient que je sois présent pour t’accueillir.

Il n’en sera rien.

Ton utilité est ailleurs. La mienne sera d’être auprès des enfants et de leurs enseignants de l’Ecole primaire Jean Moulin, de leurs parents et des anciens combattants pour la Journée Nationale de la Résistance. Nous y chanterons tous ensemble la Marseillaise et le Chant des Partisans. Nous mettrons à l’honneur les « Jours Heureux » et le programme du Conseil National de la Résistance, unis dans notre diversité et nos différences.

Avec mes sincères salutations républicaines.

 


Dans le Calvados, Isabelle Attard est seule à gauche, et «sans logo»

Par Christophe Gueugneau

Source: https://www.mediapart.fr/journal/france/010617/dans-le-calvados-isabelle-attard-est-seule-gauche-et-sans-logo?onglet=full



(Extraits...)

La députée sortante, anciennement écolo, a obtenu le soutien de La France insoumise, du PCF, d’EELV et du PS pour sa réélection. Face aux candidats de La République en marche, de LR et du FN, rien n’est pourtant acquis.

Bayeux (Calvados), envoyé spécial.– Elle est la seule en France, elle pourrait fanfaronner mais l’arithmétique n’est pas là pour la rassurer. Isabelle

Attard, députée sortante de la 5e circonscription du Calvados, en campagne pour sa réélection, est seule à gauche ou presque : La France insoumise, le Parti communiste, Europe Écologie-Les Verts et le Parti socialiste lui ont tous apporté leur soutien. « J’ai dit la même phrase à tout le monde, explique-t-elle : “Vous me connaissez, vous savez mes votes, vous connaissez mes combats”, mais je ne leur ai rien demandé. » Le 16 mai, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a fait savoir qu’il apportait son soutien à la candidate, comme il soutient ailleurs « des candidats portant les mêmes valeurs d’écologie, de solidarité et de justice ». Deux jours plus tard, le PS confirmait le retrait de son candidat pressenti, Thomas Dupont-Federici, et annonçait un soutien a minima. « Pour les écolos et le PCF, je n’ai même pas eu besoin de demander », explique la candidate à Mediapart mardi 30 mai.

« Le PS local est pro-Hamon en majorité, poursuitelle. Ils n’ont certes pas mis de candidat face à moi, mais ils ne font pas preuve d’un soutien dingue non plus. Ils me reprochent encore mon absence de soutien au PS lors d’une cantonale. Moi, je leur avais juste demandé de se démarquer un peu de la politique menée par François Hollande. Ils ne l’ont pas fait. J’ai donc juste fait preuve de cohérence. » Du côté de La France insoumise, un dialogue s’est noué. « Ils ont demandé à me rencontrer, ils ont voté entre eux pour qu’il n’y ait pas de candidat FI face à moi. Mais il faut savoir que j’avais déjà des militants insoumis avec moi. » Certains militants restent sceptiques et refusent toujours de voter pour la candidate « parce que j’ai refusé de mettre leur logo sur mes affiches ».

Il n’empêche, c’est le seul exemple en France d’un soutien aussi large à gauche. De quoi donner le sourire. Du moins brièvement. Car, ici comme ailleurs, « l’effet Macron » plane sur la campagne. Le candidat estampillé La République en marche, Bertrand Bouyx, un pharmacien de 45 ans passé par l’UDI, « s’imagine qu’il peut gagner d’avance », note la candidate.

Le grain de sable est arithmétique. Dans cette circonscription plutôt conservatrice, en grande majorité rurale – la plus grosse ville, Bayeux, compte environ 14 500 habitants – et composée de 161 communes, le résultat du premier tour de la présidentielle parle de lui-même. Emmanuel Macron a recueilli 25,7 % des suffrages, suivi de François Fillon (22,02 %), Marine Le Pen (20,64 %), Jean-Luc Mélenchon (16,52 %) et Benoît Hamon (6,45 %). Un total gauche à moins de 24,8 % (avec le NPA et LO), encore en deçà de la moyenne nationale (27,67 %), qui « fait peur ». Du coup, la candidate se démultiplie dans une économie de moyens : 5 personnes constituent le noyau dur de son équipe de campagne, ce qui fait seulement « 1,5 équivalent temps plein », et un budget de 31 000 euros (la somme remboursable par l’État).
Ce mardi en début d’après-midi, dans sa voiture en direction de Gouvix, pour un débat à l’invitation de la FDSEA, le syndicat agricole, Isabelle Attard voit une autre préoccupation s’inviter : en raison de la grève des transporteurs de matières dangereuses, la pénurie d’essence menace ; les stations autour de Bayeux sont déjà, pour certaines, en rupture. Son équipe prend ses dispositions ; quant à elle, sa décision est prise : le lendemain, c’est en stop qu’elle poursuivra sa campagne.

La commune de Gouvix n’est pas dans sa circonscription, mais dans ce département rural où les éleveurs sont nombreux, la FDSEA peut compter sur la venue de nombreux candidats quand elle les invite à un débat sur l’avenir de la profession. Sur le parking de la ferme, la députée laisse ses chaussures à talon pour enfiler des bottes en caoutchouc, ce qui se révélera inutile puisqu’il n’y aura finalement pas de visite de la ferme, une exploitation tenue par deux frères. Dans un grand hangar, deux tables sont dressées : sur l’une, du café et des jus de fruits pour la collation d’après-débat, sur la seconde, les revendications de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs...

 


Podemos offre à Pedro Sánchez de retirer la motion de censure

de Podemos si Pedro Sanchez dépose sa propre motion de censure,

par El Pais

Source : http://www.politica.elpais.com/politica/2017/05/22/actualidad/1495453873_818047.html




 
Pablo Iglesias et Pedro Sanchez ont discuté par téléphone et se sont mis d’accord sur la situation intenable du Parti Populaire au gouvernement   

Il n’a pas fallu attendre vingt-quatre heures pour que Podemos pose le premier défi à Pedro Sánchez comme nouveau secrétaire général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Le parti de Pablo Iglesias a annoncé, Lundi 22 Mai 2017, le premier jour après les élections primaires du PSOE, qu’il était prêt à retirer sa motion de censure si Pedro Sanchez dépose sa propre motion de censure. Pablo Iglesias a téléphoné au leader du PSOE pour lui transmettre sa proposition et ils veulent tous les deux respecter leurs « stratégies différentes d’opposition au Parti Populaire ». Le leader du PSOE ne prendra aucune décision avant le congrès du PSOE.
 
Le mouvement de pression contre Pedro Sanchez est venu de la direction exécutive de Podemos après la victoire de l’ancien leader du PSOE au secrétariat général du PSOE. Le secrétaire à l’organisation de Podemos, Pablo Echenique, a annoncé lors d'une conférence de presse que Pablo Iglesias et Pedro Sanchez ont discuté par téléphone, mais la proposition avait déjà été transmise à l’équipe du nouveau leader du PSOE par un appel de la porte-parole parlementaire, Irene Montero, au directeur de cabinet de Pedro Sánchez, Juanma Serrano. La proposition de Podemos ne laisse pas une marge de manœuvre très grande à Pedro Sanchez. Une fois qu’une motion de censure est enregistrée, le débat a lieu dans les semaines suivantes. Il pourrait même avoir lieu avant le congrès du PSOE qui élira le nouvel exécutif du PSOE.

Podemos peut demander « des actes, pas des paroles », le retrait de sa motion de censure si Pedro Sanchez dépose la sienne est pratiquement impossible pour le secrétaire général élu du PSOE.
 
La direction de Podemos souligne que, alors que Pedro Sánchez a fait de la dénonciation de l'abstention la pièce maîtresse de sa campagne, il est temps de mettre en œuvre ce discours. « J'espère que le nouveau PSOE comprendra avec nous qu’il est temps de chasser le Parti Populaire des institutions », a déclaré Pablo Iglesias après avoir rencontré le président catalan, Carles Puigdemont. « Si le PSOE est prêt à déposer une motion de censure, nous retirerons la nôtre », a-t-il dit. Il a en outre soutenu qu'il ne serait pas opposé à ce que le candidat à la présidence du gouvernement soit le nouveau secrétaire général du PSOE, Pedro Sánchez. « La force politique qui a le plus grand nombre de sièges a le droit de désigner un candidat », a-t-il dit.
 
Podemos n’a pas attendu les résultats des élections primaires du PSOE pour déposer sa motion de censure en raison de l’argument selon lequel les processus internes des partis ne sauraient prévaloir sur la situation « d’urgence démocratique », la motion de censure de Podemos a été déposée Vendredi 19 Mai 2017, et Podemos fait maintenant une proposition au PSOE pour que la motion de censure soit viable. Le bureau du parlement examinera la motion de censure de Podemos Mardi 23 Mai 2017 et la date du débat parlementaire est toujours en cours de discussion. La motion de censure peut être retirée à tout moment avant la date du débat parlementaire.
 
Pablo Iglesias dit qu’il ne fixe pas de délais à Pedro Sanchez pour qu’il prenne une décision, mais il le fait de fait, parce que dans le même temps il affirme que sa motion avancera si le PSOE ne dépose pas la sienne. « Nous sommes disponibles pour retirer notre motion si le PSOE dépose la sienne. Sinon, nous avançons, parce que nous considérons que c'est une question éthique et nécessaire pour poser une alternative au Parti Populaire », a dit Pablo Iglesias. La date limite pour Pedro Sanchez sera alors la date du débat parlementaire sur la motion de censure de Podemos qui sera décidée par la présidente du congrès, Ana Pastor. Si Pedro Sanchez n’a pas déposé sa propre motion de censure à cette date, Pablo Iglesias sera candidat à la présidence du gouvernement.
 
L'équipe de Pedro Sanchez a répondu à la proposition de Podemos en disant qu’elle n’avait pas l’intention de faire un pacte avec Pablo Iglesias sur la stratégie d’opposition au gouvernement du Parti Populaire et elle n’a pas fait connaître ses plans sur une possible motion de censure contre Mariano Rajoy pour le remplacer. Elle veut d’abord terminer l'élection de la direction du PSOE dans son congrès qui se tiendra le mois prochain. Les sources socialistes consultées attirent l'attention sur la déclaration convenue entre les deux leaders après leur conversation, respectant chacun leur chemin sur la forme et le fond de leur opposition et préconisant le maintien d'un dialogue permanent et d’une relation étroite. Les deux leaders « respectent les différentes stratégies de chaque organisation sur la façon de s’opposer au Parti Populaire » dit le texte, qui dit également qu’ils sont d’accord sur « la situation intenable du Parti Populaire au gouvernement ».
 
La clôture du congrès du PSOE, qui se tiendra le 17 juin et le 18 Juin 2017, dans lequel devront être élus la commission exécutive et le comité fédéral, est un chapitre qui doit encore passer avant de prendre des décisions sur une motion de censure, répondent les porte-paroles consultés. Comme stratégie de fond, Pedro Sanchez ne peut pas marcher avec Podemos et dire qu’il veut que le PSOE soit « le parti de la gauche », comme il l’a dit après avoir été élu.
 
Pablo Iglesias continue en même temps de chercher des soutiens pour sa motion de censure. Il a demandé le soutien du président catalan, Carles Puigdemont, lors de la réunion qu’ils ont tenue à Madrid avant la conférence du président catalan à l'hôtel de ville. Le président catalan a répondu que son soutien exige un engagement pour le référendum sur l'indépendance en Catalogne, mais aussi avec le pacte européen de stabilité et donc avec la réduction du déficit.

 

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