Blog de Robert Duguet - Novembre 2017 /contact:

Marjolaine Rauze, maire de Morsang sur Orge et animatrice de la réunion du 15 novembre...

Morsang sur Orge, une réunion-débat importante…, par Robert Duguet



 

A l’appel d’une association de ville à Morsang sur Orge, une centaine de citoyens participaient ce mercredi 15 novembre à un débat public sur le thème du rassemblement de la gauche. Ce débat était présidé par le maire communiste Marjolaine Rauze. Depuis la séquence électorale du printemps dernier qui, après les 7 millions de voix réalisées autour de la candidature de Jean Luc Mélenchon, s’est conclue par la défaite de la gauche à l’élection législative, c’était la première fois que des citoyens de gauche se rassemblaient pour discuter de ce qu’il convenait maintenant de faire. En tant que membres de l’espace citoyen du Val d’Yerres nous avons participé à cette discussion. Nous ne pouvons que nous féliciter que ce type d’initiative soit pris ; c’est un premier pas.

Dire que les problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant que militants de gauche aient été traités sur le fond, serait faire prendre à nos concitoyens les vessies pour des lanternes. Toutefois des pistes ont été ouvertes et les clivages qui traversent la gauche aujourd’hui commencent à apparaître. Il faut d’ailleurs qu’ils soient perçus par nos concitoyens et que ces derniers s’en saisissent pour imposer ce qu’ils veulent.

La tribune était constituée par des responsables politiques appartenant à plusieurs courants ou partis : PCF, France Insoumise, Courant Hamon, PS, EELV et l’historien et responsable de la revue Regards, Roger Martelli. En tant qu’animatrice du débat, Marjolaine Roze a posé le thème de la discussion : « le mot gauche est-il pertinent ? » Les points de vue ont été présentés par les organisations présentes à la tribune. Le débat avec la salle a fait transparaitre que plusieurs orateurs répondaient asses peu sur le fond à la question posée : comment caractériser la défaite à la législative alors que 7 millions de voix s’étaient portées sur le nom de Jean Luc Mélenchon ? Comment faire maintenant pour rassembler ce qui a été divisé par une défaite, mais aussi par des stratégies électorales différentes ? Un seul courant peut-il prétendre rassembler le peuple de gauche ? Une liste de rassemblement à gauche en Corse contre les deux partis nationalistes dans les élections territoriales, dénoncée par le leader de FI, est-ce acceptable ? Est-ce la bonne direction ? Tout cela commençait à apparaitre dans la discussion. Toutefois la monopolisation d’une grande partie du débat par les orateurs des formations après que la salle se soit exprimée par un premier tour de parole, n’a pas permis d’avancer plus avant. C’est dommageable. Cela nous donne des idées, pour nous animateurs de l’Espace Citoyen du Val d’Yerres, sur ce qu’il ne faut pas faire dans nos réunions futures.

Cette critique ne nous fait pas oublier toutefois que cette réunion-débat a le mérite d’exister et que c’est à partir de ce type d’initiative qu’un Front Politique de la gauche, appuyé sur des citoyens à qui on rend la passion de l’action publique, pourra commencer à s’affirmer. C’était le message délivré avec force par Marjolaine Rauze dans sa conclusion.

 


La vraie indépendance syndicale et la question politique, par Vincent Présumey 



A la veille de la journée d'action du 16 novembre appelée par la CGT, la CGT-FO, la FSU, Solidaires et l'UNEF, le sentiment général parmi les militants syndicaux est qu'elle est nécessaire, importante puisque la ratification parlementaire des ordonnances Macron contre le code du travail arrive, mais qu'elle ne sera pas massive, même si des exemples locaux (participation des salariés d'une PME en lutte pour leur salaire ici, mobilisation des jeunes AED – surveillants - d'un lycée là), sont parfois encourageants.

Le même sentiment prévaut parmi les secteurs syndicaux et politiques qui, à l'appel initial du regroupement "Front social", avec notamment Solidaires, entendent relier cette journée à une "marche sur l'Elysée" samedi 18 novembre. La motivation et la mobilisation de ces secteurs est hautement significative, mais, à nouveau, le sentiment est que si elle est juste elle ne fera pas masse pour autant.

L'importance de la journée du 16, bien qu'elle soit appelée sur un texte national où ne figure pas le retrait total des ordonnances et l'abrogation de la loi El Khomri – avis aux camarades de FO : votre mandat contre Mailly n'était pas celui-là !-, comme l'importance de la manifestation de samedi, est qu'elles indiquent une direction à prendre, une nécessité, sans la réaliser pour autant : celle de la généralisation et de la centralisation des conflits, luttes, résistances, contre le pouvoir exécutif.

C'est parce que les journées d'action successives ne répondent pas à cette nécessité qu'elles ont à nouveau fini par ne plus être suivies. Le moment de la ratification parlementaire des ordonnances appelait une action de grève unie se centralisant contre l'exécutif sur des mots d'ordre clairs : retrait des ordonnances, abrogation de la loi El Khomri, hausse des salaires, annulation de la hausse de la CSG et maintien de la sécurité sociale reposant sur les salaires. Si, "en bas", était ressentie une volonté claire d'unir et de résister, il y aurait du répondant. Si cette volonté n'est pas perçue de la part des directions syndicales nationales c'est qu'il y a un problème politique de leur part, toujours le même : le refus de porter la résistance sociale jusqu'au niveau de l'affrontement central, en lui-même politique, avec le pouvoir exécutif d'Etat, et par conséquent la peur de gagner.

Notons d'ailleurs que les accords signés, en dépit du gouvernement, dans les branches des Transports routiers, des Ports et docks, contredisent bel et bien les ordonnances en préservant la place des conventions collectives de branche dans des domaines essentiels. C'est aussi l'enjeu en cours dans la branche du Pétrole. Mais de tels garde-fous ne tiendront pas si l'ensemble du code du travail est brisé.

La caractérisation politique des directions syndicales faite ici est, précisons-le, exactement l'inverse des critiques largement répercutées et commentées ces dernières semaines, faites par J.L. Mélenchon. Selon lui il faut en finir avec la charte d'Amiens ou avec l'esprit de celle-ci, qui ferait que les syndicats ne veulent pas agir avec les mouvements politiques (ce qui signifie en l'occurrence qu'ils ne veulent pas s'aligner sur le sien), et ceci peut être interprété comme une critique du refus d'affronter politiquement le président et son gouvernement. Mais regardons-y de plus près : la charte d'Amiens (qu'il date au passage de 1905 alors qu'elle est de 1906) poserait problème en raison de l'illusion dangereuse de la "grève générale révolutionnaire". Cette formule, citée plusieurs fois par J.L. Mélenchon depuis juillet, ne figure pas dans la charte d'Amiens. S'y trouve l'idée de la grève générale abolissant salariat et patronat. Mais la "grève générale révolutionnaire" n'est pas qu'une idée. Lors du mouvement contre la loi El Khomri, sans employer les grands mots, se posait la question de la grève totale de deux-trois jours avec manifestation centrale pour le retrait : ceci aurait abattu le pouvoir en place et ouvert la crise de régime. C'est à cela que s'oppose J.L. Mélenchon. La "manifestation centrale" qu'il invoque est une manif de week-end, pas la centralisation de la lutte réelle contre patronat et gouvernement.

La question centrale est bien politique et appelle une réponse inverse : le respect de l'indépendance syndicale c'est que les syndicats n'aient aucune restriction politique pour gagner, donc que le mouvement social puisse se généraliser et se centraliser jusqu'à l'affrontement nommé avec effroi "grève générale révolutionnaire" par les politiciens de tous bords. Mais pour que la base puisse les contraindre à jouer leur rôle et à être ainsi réellement indépendants il lui faut une perspective politique, car battre l'exécutif Macron pose la question de l'après, de l'alternative. D'où la nécessité et l'importance de la fédération, dans le débat démocratique, de tous les courants qui entendent contribuer à cette alternative.

 


Une réunion d'information à Paris le 9 novembre avec des militants catalans...

Pour une république catalane démocratique, sociale et portée par le peuple, par le CDR de Paris (Comité de Défense de la République de Catalogne)

Source :  https://cdrparis.wordpress.com/2017/11/17/pour-une-republique-catalane-democratique-sociale-et-portee-par-le-peuple/

Vendredi 17 Novembre 2017


 

Convoquer des élections et en refuser les résultats est en train de devenir un sport national en Europe. Après le non à la constitution européenne de 2005 et le référendum en Grèce, voilà que l'état espagnol, soutenu par la même Union Européenne qui continue de piller la Grèce, refuse l’autodétermination du peuple catalan. Laisser se renforcer l’autoritarisme de l'état espagnol et ne pas se battre contre ces dénis de démocratie, c’est nous affaiblir nous-mêmes, ici en France. C’est la même Europe qui refuse d’entendre la voix des catalans, qui laisse la violence étatique s’abattre contre eux et qui encourage le gouvernement français à imposer une loi travail que soixante-dix pour cent des français refusent. C’est le même autoritarisme qui envoie des matraques en Catalogne et qui normalise l'état d’urgence en France.
 
Si aujourd’hui il y a une majorité en Catalogne mobilisée pour l’indépendance, ce n’est ni par nationalisme ou par égoïsme contrairement à ce que veulent nous faire croire les médias du patronat, mais parce que l'état espagnol s’oppose systématiquement à la mise en place de lois progressistes en Catalogne. Dans les dernières années, le gouvernement espagnol a fait invalider par le Tribunal Constitutionnel toutes les lois sociales approuvées par le parlement catalan, la loi contre la pauvreté énergétique, la loi contre la corrida, la loi contre la fracturation hydraulique, la loi pour la taxation de l’énergie nucléaire, la loi pour la taxation des logements inoccupés, la loi contre les expulsions et la loi pour l’égalité entre les hommes et les femmes.
 
Par ailleurs, les catalans ont d’ores et déjà prouvé qu’ils souhaitent voir émerger une république inclusive et solidaire. Le 18 février 2017, cinq cent mille personnes sont sorties dans les rues de Barcelone pour la plus grande manifestation pour l’accueil des migrants en Europe. Mais l'état espagnol empêche la Catalogne d’accueillir plus de migrants.
 
La lutte des catalans est aussi notre lutte en France, car c’est la lutte contre l’autoritarisme et les atteintes à la démocratie rampantes partout en Europe. En ce moment, en Catalogne, il y a un mouvement social assez fort pour gagner et inaugurer une série de victoires contre l’ordre néo-libérale qui sévit en Europe. Il y a une majorité mobilisée pour le changement. Alors que les catalans luttent pour une rupture avec le régime post-franquiste établi en 1978, ensemble, réparons l’erreur que la France a faite en 1936 et ne tournons pas le dos à une république sociale face à un régime autoritaire.
 
Les Comités de Défense du Référendum (CDR) sont des groupes de personnes qui se sont organisées via des réseaux sociaux et militants pour défendre les urnes lors du référendum organisé le premier octobre 2017. Ils sont devenus des comités de grève lors de la grève générale du 3 octobre 2017 et, suite à la déclaration d’indépendance donnant naissance à la république catalane, ils se sont constitués en Comités de Défense de la République (CDR). Coordonnés au niveau national et international, les CDR constituent aujourd’hui un mouvement social et un acteur politique majeur en Catalogne.
 
Les CDR sont le symptôme de l’irruption d’un peuple qui se prend en main, qui s’érige en acteur politique et qui ne délègue plus l’ensemble de la politique à ses représentants, comme la démocratie représentative nous a tellement habitués à le faire. Ainsi, les CDR ne sont pas là pour défendre tel ou tel gouvernement catalan, mais pour défendre le projet politique qui a été voté par la majorité. Pour ce faire, leur action est double, d’une part faire face à la répression policière et judiciaire de l'état espagnol et d’autre part s’assurer de l’avènement de la république catalane, notamment en faisant pression contre le gouvernement catalan afin qu’il ne recule pas face aux pressions espagnoles et européennes. Les CDR sont l’assurance pour les gens et par les gens que le gouvernement catalan mène jusqu’au bout le mandat.
 
La mobilisation des CDR a été la base du succès de la grève générale du 8 novembre 2017, plus de soixante blocages de routes et de trains réalisées par quinze mille personnes qui se sont coordonnées dans le cadre des CDR territoriaux. Il s’agit de la grève générale qui a entrainé le plus grand nombre de blocages en Catalogne.
 
Voilà pourquoi, ici, en France, nous avons ressenti le besoin de créer un CDR. Nous voulons nous battre contre cette manipulation médiatique qui a pour objectif de modeler l’opinion publique et de faire taire les aspirations d’émancipation des peuples. Inutile de rappeler ici à qui appartiennent les médias de masse et quels intérêts ils défendent. Pour cela nous sommes en train de construire un blog et de nous implanter au sein des réseaux sociaux afin de pouvoir créer une plateforme de contre information capable de diffuser de l’information de première main pour la Catalogne. Nous sommes convaincus que donner un accès à l’information de qualité aux gens est le premier pas indispensable pour qu’ils soient en mesure de choisir le bon camp.

 


Le blocage des gares par les CDR...

Catalogne : Toute une "machinerie" franquiste à l’œuvre, par Jean Naideux

Jeudi 2 novembre 2017.

Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article158378



 
N’oublions pas qu’en face il y aura le 21 Décembre prochain, lors des élections en Catalogne, toute cette "machinerie" franquiste. Je pèse mes mots. Il suffit de connaître l’histoire politique de l’Espagne depuis la mort de Franco et la pseudo "transition" que tous ont avalée de gré ou de force. En face la "troïka" : PPE, Ciutadanos, PSOE.

D’où sort le PPE : Fraga... Un fusilleur notoire. Et ne croyez pas qu’ils aient changé de couleur politique. Ils ne fusillent plus, certes, mais ils emprisonnent, menacent, espionnent, téléguident des groupes violents d’extrême droite et organisent leur impunité. Un gang de corrupteurs et de corrompus. Rajoy un pur produit estampillé : "franquiste historique". Que sont les Ciutadanos : l’opposition espagnole les appellent "los azules" se référant à la couleur de la chemise des phalangiste. Tout est dit ! Qu’est le PSOE : Un parti socialiste en perte de vitesse, traître à ses valeurs et à ces alliances passées qui survit péniblement à la traîne des deux autres. Tiens, le roi, je n’en parle même pas : 21400E par jour de salaire. Un incapable au salaire indécent !

Le problème qui va se poser lors des prochaines élections en Catalogne n’est pas une question de majorité ici ou là, mais une question de DÉMOCRATIE. Ceux qui savent ce qui se passe en Espagne et plus précisément en Catalogne depuis des années peuvent aisément douter de la tenue démocratique du scrutin. Un ministre a déjà annoncé qu’en cas de victoire du côte indépendantiste, le 155 serait à nouveau activé. En attendant le chapeautage des "institutions" catalanes facilite d’ores et déjà le travail de la police secrète et POLITIQUE, constitutionnellement illégale ( opération Catalunya) : fichage des indépendantistes, écoutes, enquêtes occultes, etc. Les arrestations non motivées, sans ordres judiciaires se poursuivent et s’amplifient depuis 2015 et vont s’accentuer d’ici les élections. Plus de 15.000 guardias occupent pour l’instant le paysage catalan, pesant sur les habitants. Un regard suffit pour "justifier" une interpellation entraînant insultes, intimidations, voire violences et une condamnation amende automatique (rébellion). La loi "Lei Mordaza" autorisant presque tout à la répression. Bref ! Le gouvernement espagnol, sous un maquillage démocratique, est d’extrême droite dure pour ne pas dire franquiste, arrivé à la tête de l’état usant de menaces et abusant de la corruption. Les juges espagnols sont quasiment tous aux ordres, ce par idéologie ou sous les menaces (de mort pour certains). Les récalcitrants sont démis. Le juge qui actuellement, brandissant son 155, poursuit Puigdemont et son Gouvernement a été récusé par le parlement espagnol. Et pourtant... Tirez en les conclusions que vous voudrez !

L’article 155 est une copie d’un article de la République de Weimar utilisé par Hitler pour arriver au pouvoir. Il permet de forcer une autonomie à obéir à un gouvernement central mais il suggère qu’il soit activé à minima et qu’il y ait eu des événements violent. D’où l’intervention des force de l’ordre (ici du désordre) le 1er Octobre. Les accusations, tirées par les cheveux, à l’encontre des membres du gouvernement catalan de la République (ou de la Généralitat) ne peuvent leur être légalement appliquées. A Tejero : oui... Et pourtant, deux tentatives de coup d’état, moins de quatorze ans de prison dont une partie aménagée et une bonne retraite tranquille. L’article 155 est d’ores et déjà, en partie appliqué en catimini en Communauté Valencienne (contrôle radio, fichage, etc...). L’Aragon, la Castille la Manche, les Canaries en sont déjà menacées. Le gouvernement espagnol resserre les boulons.

Les grands médias espagnols, tous confondus, aux ordres et totalement décomplexés, déversent à longueur d’année une propagande pro gouvernementale et, dans le cas de la Catalogne éhontée, sur un pays gangrené par une corruption institutionnalisée. Une plaisanterie catalane s’en moque : "Non, ici, on ne mange pas les enfants." Les journalistes peu coopératifs et trop farfouilleurs sont black listés et menacés, ainsi que leurs familles, systématiquement et du pire (écoutes récupérées).

La "question Catalogne" est désormais mondialement plus visible. C’était le but premier des indépendantistes et de leurs alliés (ne les oublions pas, ceux là). Et c’est déjà une victoire. De régional, presque sans poids médiatique, le problème Catalan est appréhendé aujourd’hui à un niveau mondial et surtout Européen. C’est, du fait du voyage de Puigdemont à Bruxelles, de son appel à la médiation européenne "à Bruxelles", devenu un problème européen. Là est leur victoire, la seule pour le moment. Nous verrons si l’Europe est bien ce qu’elle affirme : la grande garante de la Démocratie.

Voilà, en gros, le panorama de notre partenaire européen, l’"Espagne démocratique". Je suis ravi de ne pas être espagnol, de ne pas vivre sous une dictature. Je devrais bien réfléchir avant de poster ce que j’écrits ici. J’ai osé qualifier un roi intouchable d’incapable, ça oui, ça vaut 30 ans de ratière et sans étirer la loi.

A quand notre tour si nous laissons faire...

 


Quels moyens se donner pour les combattre efficacement?

A propos de deux appels nationaux…

Nous avons un besoin de clarification politique pour lutter, par Robert Duguet


Références:

Nous avons un besoin de clarification politique, car nous voulons savoir où nous allons. En ce moment commencent à circuler deux appels nationaux, qui, les deux posent la question de la recomposition. Par souci de donner tous les éléments à ceux et celles qui me lisent, je joins les deux appels avec la liste de leurs signataires respectifs.

1-Front Commun se prononce pour « construire une force politique en commun » et fait référence à un appel qui avait réuni 10 000 signatures pour la campagne présidentielle de Jean Luc Mélenchon, tout en déplorant que ce qui s’était concentré sur la candidature à la présidentielle ne se retrouve pas à la législative. On peut lire cette phrase d’une extrême ambiguïté : « Mais nous avons échoué à obtenir le même résultat pour les législatives et éviter ainsi des candidatures fratricides de cette gauche-là. » J’ai retourné cette phrase dans tous les sens. Cela veut-il dire que les candidatures « fratricides » qui faisaient référence à la gauche et au rassemblement de la gauche, en respectant les identités de chacun et en appelant à voter pour le candidat de gauche le mieux placé contre Macron, sont responsables de l’échec à la Législative ? Cela veut-il dire – pour prendre un exemple actuel qui fait polémique – que la gauche Corse qui se rassemble sur un programme social clairement à gauche contre les nationalistes, est une candidature « fratricide » ? Poser ces question c’est commencer à y répondre.

L’appel Front Commun a une fonction dans la situation actuelle : nous savons qu’il y a dans l’organisation de France Insoumise (qui n’est pas si « gazeux » que cela), un espace dédié aux organisations politiques qui soutiennent FI et la stratégie présidentielle de Mélenchon.  On y trouve des cadres politiques venus du PCF (courant Francis Parny et pour nous locaux l’ex-responsable du PCF sur le Val d’Yerres Françoise Quainquart), une partie d’Ensemble et … le POI lambertiste qui s’est singularisé dans la dernière période par son soutien aux négociations de Maillys avec Macron sur les ordonnances liquidatrices du droit du travail.

Si l’on regarde la liste des signataires, on y retrouve en particulier le nom de Roger Martelli, principal animateur de la revue Regard, et qui a mené la bataille avec Clémentine Autain, pour qu’ Ensemble rejoigne l’espace politique de FI.

L’appel Front Commun ne fait aucune référence à la gauche et à sa pluralité actuelle, au besoin de rassemblement décidé par des citoyens librement auto-organisés sur des objectifs concrets précis. La conclusion du texte est on ne peut plus claire : « nous allons ouvrir un espace de dialogue sur les enjeux du rassemblement politique nécessaire, ainsi que sur la forme et les finalités de la « force commune » à créer. » Qui ouvre l’espace en question ? Qui le contrôle ? En fait on nous engage à entrer dans l’espace politique de FI.

2-En revanche L’appel passerelles correspond mieux à ce que nous voulons mettre en œuvre dans le Val d’Yerres. Je ne cite que deux courts extraits :

« Rassemblons-nous partout dans des collectifs unitaires de la gauche sociale, écologiste, intellectuelle ou culturelle. Toutes les forces peuvent y contribuer ! »

Ou encore :

« Sans attendre, nous constituons un comité de liaison ouvert, pluraliste. Nous publierons un bulletin de liaison reprenant initiatives locales, nationales, débats contradictoires … Il sera enrichi au fur et à mesure. »
S’il s’agit de s’inspirer de ce que font les collectifs locaux, qui d’ores et déjà existent dans un certain nombre de localités, nous ne pouvons qu’y souscrire. S’il s’agit de coordonner cette action en permettant l’échange à l’échelon supérieur, c’est encore mieux. Que revive la démocratie et l’auto-organisation des citoyens librement associés. C’est une leçon que nous donnent aujourd’hui la jeunesse et les ouvriers catalans dans leurs comités de défense de la République (CDR) ! En France on ne reconstruira rien sans cet espace pluraliste et démocratique pour sortir du temps de la décomposition de la gauche traditionnelle. Le combat pour une constituante souveraine et pour une nouvelle République ne se fera pas sans une intervention politique des salariés et de la jeunesse « en ce lieu où se règle ses propres destinées » (Léon Trotsky à propos des révolutions russes).

3-En fait, pour ma part c’est la conclusion que je tire, ces deux appels traduisent deux orientations politiques différentes. Cela ne sert à rien de vouloir gommer les différences. L’une, celle de FI a conduit à la défaite des législatives : quand on a recueilli 7 millions de voix à la présidentielle, ce n’est pas une victoire que la gauche sorte de l’épreuve avec 2 petits groupes parlementaires, représentation bien inférieures à ce que représentent les 7 millions. L’autre reste à mettre en œuvre : ce n’est pas le ralliement à un chef suprême, mais un travail d’auto-organisation patient à mener. Et cela ne sera pas simple.

Notre article 2 des statuts de notre association, l’Espace citoyen du Val d’Yerres, stipule :

« Elle regroupe ceux et celles qui veulent réfléchir et participer à l’élaboration des principales mesures qui permettraient de sortir de la crise économique, écologique et sociale dans laquelle le capitalisme a plongé la société. »

Là est notre boussole. Tout ce qui permet de faire converger les forces sociales et politiques vers ce but est bon à prendre. Tout se clarifiera par la démocratie.

Comme aimait le dire Rosa Luxembourg : « La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement »

 


L’appel dit « Passerelles »
Les propositions  d’alternatives sont présentes dans la société.

Le rejet massif de la loi El Khomri en 2016 reste prégnant. Il conduit au rejet des ordonnances anti sociales qui vont aggraver la casse du droit du travail. Le social reste au cœur des préoccupations d’une majorité de jeunes, de salariés, de retraités.

La mise en cause des APL, des emplois aidés, l’augmentation de la CSG ont été rejetées dès cet été. La baisse de popularité d’un Président élu par défaut s’explique d’abord par cette réalité.

Quant aux attentes en termes de transition écologiste, de démocratie, de solidarité avec les migrants … elles risquent, sans aucun doute, d’être tout autant balayées.
 
Rassemblons-nous partout dans des collectifs unitaires de la gauche sociale, écologiste, intellectuelle ou culturelle. Toutes les forces peuvent y contribuer ! Que l’on ait ou non des attaches partisanes, que l’on soit salarié, jeune, retraité, sans emploi, intellectuel, artiste … socialiste, communiste, écologiste, insoumis … syndicaliste, associatif, féministe, membre d’organisations de jeunesse … Le ciment de notre force c’est la volonté de vivre mieux, de transformer ensemble notre société.

Sans attendre, nous constituons un comité de liaison ouvert, pluraliste. Nous publierons un bulletin de liaison reprenant initiatives locales, nationales, débats contradictoires … Il sera enrichi au fur et à mesure.

Sans attendre, nous appelons à la mobilisation sociale avec les organisations syndicales, de jeunesse, de retraités, de précaires ou de privés d’emploi. Nous appelons à rejoindre toutes les initiatives unitaires.

Ensemble, nous pouvons et nous devons construire une nouvelle gauche écologiste et sociale de demain.

Celle-ci se doit d’avoir comme objectif d’améliorer le niveau de vie et des conditions de travail de nos concitoyens, de privilégier l’intérêt des salariés à celui de la finance, de défendre et de développer les services publics, d’imposer un développement écologique et pérenne respectueux de l’Homme et de notre planète, de lutter pour l’égalité et l’accès aux droits de toutes et tous, de développer les solidarités locales, nationales et internationales …
 
La politique de ce gouvernement est clairement de droite.
Face à cette imposture, nous appelons à une convergence d’actions permanentes des forces de gauche, associatives, écologistes … et du mouvement social. Une telle convergence redonnerait confiance.
Ce qui manque pour défaire ce gouvernement c’est la perspective d’une alternative majoritaire. À partir de forces dispersées, cette perspective existe ! Nous voulons œuvrer à son rassemblement.

Nous appelons chacune et chacun à prendre l’initiative, à agir et débattre.

Nous sommes une force mais nous avons besoin de passerelles de débats entre mouvements tant sur le plan politique, syndical qu’associatif ou citoyen  !
 
Premiers signataires :

Marie-Christine Aragon, Cons. Dép. Bayonne 3, Michel Angot, syndicaliste retraité,,Olivier Aslangul, BN de Nouvelle Donne, Marinette Bache, conseillère de Paris, R et S Guillaume Balas, député européen, Francine Bavay, Écologie sociale, Michel Bock, militant EELV, Jacques Boutault, maire du 2ème ardt Paris, EELV, Jean Claude Branchereau, Gauche Démocratique et Sociale, Patrick Brody, syndicaliste, Jean Claude Chailley, SG Résistance sociale,  Alain Coulombel, Bureau exécutif EELV,  Armand Creus, Ensemble ! Lyon, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, Jean Pierre Dubois, militant des droits de l’Homme, Olivier Dupuis, syndicaliste,  Patrick Farbiaz, Écologie sociale,  Gérard Filoche, BN du Parti socialiste, Nadine Garcia, syndicaliste, Jean-Luc Gibelin, Vice-Président conseil régional Occitanie, PCF Anne Hessel-Lecarpentier, BN Nouvelle Donne,  Lucien Jallamion, République et Socialisme, Michel Jallamion, militant services publics, Conseiller régional IDF R&S-FdG, Marianne Journiac, République et Socialisme, Jean-Yves Lalanne, maire PS de Billère 64, Annie Lahmer, cons rég EELV Ile de France, Nicole Lozano, BN Nouvelle Donne, Jean Claude Mamet, Ensemble ! Philippe Marlière, politiste, Gus Massiah, altermondialiste,  Roland Mérieux, Ensemble !Jean François Pélissier, porte-parole d’Ensemble ! Loîc Pen, médecin urgentiste, Creil, Simone Sebban, BN Nouvelle Donne, Eric Thouzeau, Cons. Rég. PS Pays de Loire,  Hocine Tmimi, Adjt au maire de Vitry-sur-Seine et Cons. dép. 94 Stéphanie Treillet, Ensemble !  Guy Tresallet, syndicaliste, Maryse Tripier, sociologue,Marie Christine Vergiat, députée européenne,  Marie Pierre Vieu, députée européenne, PCF- GUE.


Le texte d’appel de Front Commun

Bonsoir,

Nous sommes désormais plus de 2500 insoumis, communistes, socialistes, écologistes, libertaires, syndicalistes, féministes, altermondialistes, etc., membres ou non d’un parti. Nous voulons construire une force politique en commun pour transformer la société. Tel est notre objectif.

Ce sont près d'une centaine à avoir pris l'initiative de lancer un appel à la convergence et à la création d’un large cadre de rassemblement politique, une force commune. C’est cet appel désormais soutenus par plus de mille signataires que nous vous invitons à lire, à signer et à partager : http://www.frontcommun.fr.

Cet appel fait suite à celui lancé voici un an pour des candidatures communes de la gauche de transformation sociale - celle qui ne s’est pas convertie au libéralisme - aux élections du printemps dernier. Cet appel avait réuni plus de 10 000 signataires et a contribué à un certain rassemblement autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Mais nous avons échoué à obtenir le même résultat pour les législatives et éviter ainsi des candidatures fratricides de cette gauche-là. Une très belle occasion de construire un front commun face au pouvoir actuel a été perdue. Aujourd’hui, le problème reste entier c'est pourquoi nous voulons à nouveau prendre l'initiative.

Parallèlement, et sur ce même site http://www.frontcommun.fr, nous allons ouvrir un espace de dialogue sur les enjeux du rassemblement politique nécessaire, ainsi que sur la forme et les finalités de la « force commune » à créer. Nous souhaitons que le plus grand nombre possible de signataires de l’appel y contribuent en nous adressant les contributions qui leur paraîtraient utiles.

A très bientôt.

Cordialement,

Les premiers signataires :

Adam Hélène (syndicaliste), Aguiton Christophe (militant altermondialiste), Ainardi Sylviane (députée européenne 1989-2004), Arvois Emmanuel (syndicaliste 13), Bagayoko Bally (maire adjoint Saint-Denis), Bascoulergue Alain (PCF 93), Bavay Francine (Ecologie sociale), Becker Emmanuelle (Conseillère de Paris), Bidet Jacques (philosophe), Billon Gérard (syndicaliste), Bontoux Françoise (PCF, militante féministe), Bontoux Jean-Pierre (ancien maire de Mitry-Mory), Borras Frédéric (Ensemble ! Haute Garonne), Borvo Cohen-Séat Nicole (sénatrice honoraire), Boursier Marie-Pierre (PCF), Brody Patrick (syndicaliste), Calaret François (Ensemble !), Caussarieu François (Ensemble ! Bearn), Chamoiseau Patrick (écrivain), Charansonnet Alexis (historien), Chartier Michèle (Ensemble ! Pays basque), Cluzel Agnès (PCF, militante antiraciste et altermondialiste), Cluzel Jean-Claude (PCF), Cohen-Séat Patrice (président d’honneur d’Espaces-Marx), Comolli Jean-Louis (cinéaste), Cossard Jacques (économiste), Cours-Salies Pierre (Ensemble !), Coustal François (animateur de Marxisme Analyse Débat), Drevon Jean-Michel (Ensemble !Rouen), Duffour Michel (ancien ministre), Duparc Jean-Paul (enseignant, PCF 06), Dupuis Chantal (Ensemble ! Pays basque), Dutoit Frédéric (ancien député), Duquesne Laura (étudiante), Farbiaz Patrick (Ecologie sociale), Fath Jacques, Mazauric Claude (historien), Fourré Jean-Pierre (ancien vice-président de l’Assemblée nationale), Frize Nicolas (compositeur), Galin Bernard (Ensemble ! 94), Garo Isabelle (philosophe), Gauthier Sylviane (Ensemble ! 94), Gaillanne Fanny (Conseillère de Paris), Géminel Grégory (PCF), Génevée Frédéric (PCF), Gonthier-Maurin Brigitte (ancienne sénatrice), Grond Pierre-François (Ensemble !), Harribey Jean-Marie (économiste), Haudebourg Brigitte (Ensemble ! 72), Hayes Ingrid (animatrice nationale d’Ensemble !), Jacquaint Muguette (députée honoraire), Job Alain (Ensemble !), Jollet Anne (historienne), Joshua Manue (syndicaliste), Johsua Samy (conseiller municipal, Ensemble !13), Khalfa Pierre (économiste), Lagache Richard (éditeur), Lajaumont Stéphane (Ensemble !Haute Vienne), Landais Jean-Pierre (PCF 44), Lainé Raphael (Ensemble ! 69), Le Bronze Marcel (PCF 44), Leclerc Anne (syndicaliste et militante féministe), Leclerc Patrice (maire de Gennevilliers), Le Corre Hervé (romancier), Le Lann Yann (président d’Espaces-Marx), Lemaire Jean-Pierre (signataire France insoumise), Longérinas François (animateur de l’ESS), Luquet Jean-François (Ensemble ! Landes), Lyonnais Laurence (Ensemble ! Doubs, militante écologiste), Mamet Jean-Claude (Ensemble!), Mangenot Marc (économiste et militant associatif), Martelli Roger (historien), Martin Myriam (Conseillère régionale, porte parole d’Ensemble !), Marty Christiane (chercheuse, féministe), Massiah Gus (économiste), Masson Sonia (PCF), Meyroune Anna (PCF), Meyroune François (ancien maire de Migennes), Michaloux Charles (animateur de Marxisme Analyse Débat), Michel Claude (syndicaliste, membre honoraire du CESE), Migneau Monique (Ensemble ! 92), Mollaz Olivier (Ensemble !), Mordillat Gérard (écrivain, réalisateur), Morice Eric (maire adjoint La Courneuve), Mouly Frank (PCF 77), Moustard René (auteur), Petit Jean-Claude (compositeur, chef d’orchestre), Peytard Jean-Michel (signataire France insoumise), Pigeard de Gurbert Guillaume (philosophe), Poullaouec Tristan (sociologue), Poux Gilles (maire la Courneuve), Quilgars Jean-Pierre (syndicaliste), Ramonet Ignacio (journaliste), Roussey Christine (directrice d’association), Saint-Gal Nora (PCF), Salvaing François (romancier), Sargeni-Chetaud Isabelle (Ensemble ! Béarn), Tanguy Lucie (directrice de recherche honoraire CNRS), Testart Jacques (biologiste), Thiébaut Olivier ((Ensemble 89), Tricot Catherine (architecte), Vanderlick Nicolas (Ensemble ! Haute Vienne), Viguie Francis (Ensemble ! Montpellier), Voyant Josiane (militante associative), Weber Louis (éditeur), Zappi Laurent (syndicaliste).

 


Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

Par Manca alternativa dans Actualités l

11 Novembre 2017


Présentation:

93 insoumis de Corse réagissent en adressant une lettre à Jean-Luc Mélenchon, à la suite de propos outranciers, blessants, choquants et intolérables que ce dernier a cru bon devoir, sans nuance, déverser le 7 novembre, sur son blog. Au-delà de l’indignation, ces insoumis entendent poursuivre la lutte pour une autre France, une autre Corse, plus démocratiques, plus solidaires et plus fraternelles, sur la base d’un programme de rupture avec les politiques d’austérité et de régression sociale, menées par les différents pouvoirs, depuis des décennies. Programme de transition sociale, économique et écologique. C’est le sens de leur engagement dans la campagne des élections territoriales des 3 et 10 décembre 2017, avec la liste de rassemblement l’Avenir, la Corse en commun, l’Avvene, a Corsica in comunu.

La Lettre:

Depuis plus d’un an, nous nous sommes dépensés sans compter pour défendre et promouvoir « L’Avenir en commun » et votre candidature à la présidentielle, arrachant de haute lutte 21000 voix en Corse en votre faveur.

Visiblement, vous ignorez tout de la Corse et des enjeux propres à nos prochaines élections territoriales. Nous pensons être les mieux placés pour analyser la réalité sociale et politique de l’Ile, car nous militons depuis des décennies sur le terrain et au quotidien avec des citoyens et toutes les forces antilibérales, dont les militants communistes, les mêmes qui ont voté pour vous.

Notre démarche de rassemblement, sur la base de « L’Avenir en commun » est le fruit démocratique – et quasi unanime – de la volonté de militants sincères et dévoués, qui œuvrent sans relâche, afin que la Corse, région la plus pauvre de France, sorte enfin la tête de l’eau.

Que dans ces conditions, alors même que nous inaugurons notre local de campagne, vous réitériez le mot « tambouille » en nous traitant d’ « usurpateurs » est plus que blessant : c’est méprisant, injurieux.

Que par ailleurs, vous indiquiez en même temps vouloir rencontrer, au nom de la « diversité institutionnelle » trois députés nationalistes libéraux, députés qui ont fait le choix de s’abstenir lors du vote sur les ordonnances. C’est surréaliste !!!

Ce nouveau coup de poignard, très mal perçu, ici et ailleurs, augure mal du devenir de la France Insoumise…

Vous n’avez, ni en Corse, ni ailleurs, le monopole de l’insoumission ! 

 Signataires :

Claudette RANCE, Bernard BOUQUET, Bérénice CASANOVA, Jean-François CASALTA, Marie-Thérèse PERETTI, Pierre MELA, Amélie RAFFAELLI, Gilles CASALTA, Bernadette JOURNET, Louis BUY, Angèle DEFRANCHI, Marcel JIOLAT, Bettina SANTOLI, Jacques DEFRANCHI, Denise CASALTA, Jean ALESANDRI, Christine PALANDRI, Guy LANNOY, Isabelle RÜHLING, Philippe OLLANDINI, Agnès DARY, François CHAMPEAU, Betty PERETTI-LOFREDI, Baptiste CHANRION, Thomas CASAMARTA, Françoise MELA, Jean-Pierre ORSI, Marinette VILLA, Robert ARMATA, Muriel BUISSON, Daniel SOBRA, Christine MALFROY, Jacques CASAMARTA, Marie-Ange MERCURI GERONIMI, Christian MELA, Pascale LARENAUDIE, Claude FRANCESCHI, Marion CALPENA, Thomas SANTONI, Régine MAURY, Aldo SIDDI, Sophie MECHIN, Jacques COTI, Ramda BOULFOUL, Alexandre GONZALEZ, Francis PERETTI, Claudine CANUELO, Dominique OTTAVI, Brigitte PERALDI, Dominique GERONIMI, Dolores DEBUIRE, Mohamed DJEDJID, Eve MARTINEZ, Claude PERRIN, Catherine LAURENTI, Alain RENAUT, Chantal MOGHRAOUI, Daniel NATALINI, Anghjula-Maria CASANOVA, Henri PIASCO, Juliette ALESANDRI, Sébastien CAÏOZZI, Kristen PREVERT, Joseph BERENI, Renaud DEBUIRE, Jean-Paul MAUTI, Matthieu FRANCHESCHI, Ange COTI, Cécile COTI, Jean MOGHRAOUI, Xavier BERNARDINI, Christophe LEVEQUE, Suzanne GAMBOTTI, Patrick GRIMALDI, Amélia RÉNÉRIC, Nicolas BERNARD, Jean-Louis GERMAN, Christiane OLIETE, Jean-Michel GAMBINI, Jean-Pierre LOVICHI, Jean-Jacques THOMAS, Dylan CHAMPEAU,  Yan PREVERT, Hubert PATILLON, René PIREDDU, Mika SANTAMARIA, Pierre-Vincent ORTOLI , Christine GIÉ, Angelo VALENTI, Philippe OLIVIER, Marie Jeanne NICOLI.

 


Elle en pense quoi Clémentine de cette position!

L'avenir, la Corse en commun

Communiqué d'Ensemble

Dimanche 5 Novembre 2017



 
Sur la base d'un programme de rupture et de transformation sociale et écologique pour la Corse, une liste unitaire citoyenne et solidaire « l’avenir, la Corse en commun » se présente aux prochaines élections territoriales du Dimanche 3 Décembre et du Dimanche 10 Décembre 2017. Elle résulte d'une volonté de travailler en commun entre la Corse Insoumise, Manca Alternativa Ensemble, le Parti Communiste Français (PCF) et des militants associatifs, syndicaux et culturels. Cette liste représente l'alternative au libéralisme.
 
Trois blocs politiques vont s'opposer à l'occasion de cette importante élection. Il y a le bloc libéral avec les représentants de la droite et des macronistes. Il y a le bloc nationaliste qui peine à prendre position sur les questions sociales et dont l'abstention sur les ordonnances des trois députés nationalistes à l'assemblée nationale en est le révélateur. Il y a le bloc fidèle aux valeurs d'une gauche sociale et écologique, c'est la gauche sociale et écologique que nous représentons, « l’avenir, la Corse en commun ».
 
Cette liste permettra de faire entendre une voix, celle de la vraie gauche, dans la future assemblée territoriale unique, laquelle sera dotée de pouvoirs plus étendus avec la fusion des conseils départementaux et de l'assemblée de Corse. C'est la solidarité nationale et la nécessaire péréquation de l’état qui sont fortement remises en cause pour continuer à affaiblir les services publics.
 
Cette liste permettra de ne pas laisser le champ libre à la droite dynastique et claniste, à une pseudo gauche prosélyte de la foi macronienne, aux élus du Front National et aux nationalistes et autres autonomistes dont la préoccupation essentielle n’apparaît pas être la situation sociale et économique de la grande majorité des corses. Soixante six mille personnes, soit vingt pour cent de la population, vivent en dessous du seuil de pauvreté.
 
Ensemble apporte son soutien à cette liste et lui souhaite une campagne offensive et les meilleurs résultats souhaitables.

 


La Catalogne ouvrière se dresse pour exiger la libération de ses leaders emprisonnés par le franquisme

750 000 manifestants (selon la police!)

"Je meurs pour la Catalogne! Pour la République, je suis heureux de mourir en Catalogne! S'il y a quelque chose qui pèse sur moi, c’est que je ne peux plus rien faire pour mes idéaux. Que ceux qui défendent les valeurs pour lesquelles nous nous sommes battus, espèrent! Avec fermeté, Vive la république l"

Luis Companys fusillé par les franquistes le 15 octobre 1940


 

Un des six monuments aux morts que tous les gouvernements depuis 1920 ont toujours refusé d'homologuer...

Anniversaire de l'armistice de 1918... Que maudite soit la guerre!

Ecoutons la Chanson de Craonne interprétée par Marc Ogeret!


"Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée l'orage" Jean Jaurès

La chanson de Craonne

Quand au bout d'huit jours, le r'pos terminé,
On va r'prendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile.
Mais c'est bien fini, on en a assez,
Personn' ne veut plus marcher,
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots.
Même sans tambour, même sans trompette,
On s'en va là haut en baissant la tête.

Refrain


Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes.
C'est bien fini, c'est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C'est à Craonne, sur le plateau,
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés !

C'est malheureux d'voir sur les grands boul'vards
Tous ces gros qui font leur foire ;
Si pour eux la vie est rose,
Pour nous c'est pas la mêm' chose.
Au lieu de s'cacher, tous ces embusqués,
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendr' leurs biens, car nous n'avons rien,
Nous autr's, les pauvr's purotins.
Tous les camarades sont enterrés là,
Pour défendr' les biens de ces messieurs-là.

 

 

 

au Refrain

 

Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance,
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve.
Soudain, dans la nuit et dans le silence,
On voit quelqu'un qui s'avance,
C'est un officier de chasseurs à pied,
Qui vient pour nous remplacer.
Doucement dans l'ombre, sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes.

Refrain


Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront,
Car c'est pour eux qu'on crève.
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève.
Ce s'ra votre tour, messieurs les gros,
De monter sur l'plateau,
Car si vous voulez la guerre,
Payez-la de votre peau !

 

 

 

 

 

 


Le socialisme et le droit des peuples à disposer d'eux mêmes, par Robert Duguet


« Les partis socialistes qui ne prouveraient pas […] qu’ils affranchiront les nations asservies et établiront leurs rapports avec elles sur la base d’une alliance libre — et l’alliance libre est une formule mensongère si elle n’implique pas la liberté de séparation — ces partis trahiraient le socialisme. »

Lénine, « La révolution socialiste et le droit des nations à disposer d’elles-mêmes », 1916


 

Dans les mobilisations françaises s’inscrivant dans la solidarité avec la Catalogne et pour le droit des peuples à l’autodétermination, on constate que globalement la gauche officielle est aux abonnés absents, tandis que l’extrême gauche peine à mobiliser…

Pour une large part la gauche française considère que l’indépendance de la Catalogne est « un caprice de riche ». Autrement dit, les ouvriers « réactionnaires » catalans aspirent à de meilleurs salaires et se foutent bien d’aider les régions les plus pauvres de l’Espagne. Par ailleurs les couches aisées voient dans l’indépendance un moyen de limiter leur contribution à la solidarité nationale, aspiration relayée, au niveau politique, par le slogan « l’Espagne nous vole » de la droite catalaniste. Et lorsque Puigdemont, représentant le parti indépendantiste le plus à droite de la généralité, va se mettre sous la protection des indépendantistes flamands, il accentue les blocages au sein de notre propre camp en France. Le mouvement indépendantiste flamand, cloué au pilori par le chanteur Jacques Brel dans les années 1980, est très marqué à l’extrême droite. On se souvient de la chanson:

« …Messieurs les flamingants
J’ai deux mots à vous rire…
Nazis durant les guerres
Et catholiques entre elles
Vous oscillez sans cesse
Du fusil au missel… »

Le peuple catalan dans son ensemble dans la dernière période historique s’est trouvé en opposition avec la politique de la monarchie post-franquiste, en particulier depuis le retour au pouvoir du PP (Parti Populaire). Il faut donc partir du contenu social de l’aspiration à la République, sinon on reviendra à l'autisme dans lequel la gauche française est engluée. Le fait qu’il est très difficile de développer  un mouvement de solidarité massif avec la Catalogne républicaine et ouvrière en est la traduction la plus désolante.

Globalement la gauche française considère que l’Etat-Nation est un cadre institutionnel et politique garantissant la protection de nos concitoyens contre la « concurrence libre et non faussée » de l’Union Européenne et du capitalisme mondialisé remettant en cause tous nos acquis de civilisation. Quand on parle d’indépendance des régions concurrentielles entre elles, c’est le spectre de la liquidation de nos droits comme citoyens d’une république, une, laïque et indivisible qui apparait. Et effectivement cette liquidation galope par les temps qui courent sous l’impulsion du macronisme. Toutefois il y a belle lurette que la bourgeoisie française, assistée de son vieux serviteur le parti socialiste, a remis en cause les formes républicaines de l’Etat. De Gaulle dans son discours de Bayeux après la défaite de l’Allemagne nazie, posait le cadre d’un pouvoir régalien fondé sur un retour des régions d’ancien régime. Il l’imposera partiellement en 1958, puis sera chassé du pouvoir en 1969 par le mouvement ouvrier contre son projet de régionalisme corporatiste. Depuis l’ensemble des politiques de la gauche française ont continué ce travail de démantèlement de l’Etat-Nation, sous l’impulsion du mitterandisme. L’Etat-Nation, issu de la secousse révolutionnaire de 1789-1793, est systématiquement dépecé par le néo-libéralisme.

Mélenchon explique : « la Nation ne peut pas être une camisole de force » tandis qu’une partie significative de la gauche espagnole est assise entre deux chaises. Elle reconnait le droit à l’autodétermination, mais se prononce contre la sécession, considérant qu’un profond changement économique, social et démocratique peut être mis en œuvre à l’échelle nationale. Il faut un second référendum sur la base d’un accord avec Madrid. C’est notamment la position de la Gauche unie (IU), de Podemos et de la maire de Barcelone, Ada Colau. Ils veulent en fait reconduire l’accord de 1978 reposant sur la prétendue transition démocratique en ménageant les institutions postfranquistes de la monarchie. Cela ne passe pas.
Quel doit être notre boussole ? Juger sur le contenu social d’un mouvement.

La population catalane globalement se situe plus à gauche que le reste de l’Espagne : lors du dernier scrutin législatif de 2016, le cumul allant des composantes de la gauche radicale à l’électorat du PSOE et la tradition républicaine de l’ERC 60.53 %, soit 13 points de plus que la moyenne nationale. Ces aspirations progressistes sont issues d’une longue tradition ouvrière et révolutionnaires qui remonte à la guerre civile et qui ont été durement réprimées par le franquisme.

En 2016, seulement 23.9 % de la population soutenait la monarchie, contre 75.1 % des Espagnols. Or, à la mort de Franco, la royauté fut désignée par les élites franquistes pour préserver l’unité nationale.

En 2010, le Tribunal constitutionnel censurait le statut d’autonomie de 2006 de la Generalitat, entravant frontalement sa marge de manœuvre. L’arrivée au pouvoir du PP en 2011 en pleine crise économique allait, pour sa part, s’accompagner d’une recentralisation visant à couper dans les dépenses publiques régionales.

Aujourd’hui, à partir des informations traduites que nous avons, et qui ne sont pas relayées par les médias français ainsi que par la gauche officielle, le mouvement de défense de la République catalane s’organise et il dépasse de loin le cadre étroit des formations politiques, comme cela se déroule dans tout mouvement à caractère prérévolutionnaire : les Comité de Défense du Référendum qui, malgré le formidable déploiement des forces de répression de l’Etat central, s’organisaient sur une base massive dans les villes et villages, aujourd’hui se muent en Comité de Défense de la République. Là est le point d’appui à partir duquel on peut comprendre ce qui se passe : l’enjeu du combat en Catalogne, c’est la République sociale. La bourgeoisie catalane et son aile marchante, la petite bourgeoisie aisée reculent devant l’accomplissement de ses propres tâches historiques : constituer une république libre et démocratique, faire un appel aux minorités opprimées d’Espagne pour liquider les institutions de la monarchie post-franquiste, s’appuyer sur le mouvement social qui s’auto-organise et participer pleinement sur cette orientation aux élections du 21 décembre.

Y a t’il une autre ouverture politique ? Sinon c’est le retour au contrat de la prétendue transition démocratique de 1978, protégeant les institutions postfranquistes dans le cadre des institutions actuelles de l’Union Européenne, prison des peuples.

 


Sur une citation de Lénine de juin 1917... (à propos de la Catalogne...)

 


 

On fait trois petites modifications : Russie est remplacé par Espagne, Ukraine par Catalogne, Tzarisme maudit par Franquisme maudit ; l’exercice de style est tout à fait intéressant et le contenu politique aussi :

« Le droit de la Catalogne à se séparer librement de l’Espagne, c’est la reconnaissance de ce droit et elle seule, qui permet de mener campagne en faveur de la libre union des catalans et des castillans, de l’union volontaire des deux peuples. Seule la reconnaissance sans réserve de ce droit peut, avec le maudit passé franquiste et avant cela des siècles de monarchie. Le franquisme maudit a entretenu systématiquement chez le peuple catalan la haine de ceux qui allaient même jusqu’à empêcher ses enfants de parler leur langue maternelle et de faire des études dans cette langue. Le mouvement ouvrier et démocratique s’il se veut vraiment révolutionnaire doit-il rompre avec ce passé, reconquérir pour lui-même et pour les ouvriers et paysans, la confiance fraternelle des ouvriers et des paysans de Catalogne. On ne peut pas y arriver sans reconnaître le droit pour la Catalogne, y compris le droit de libre séparation. Nous ne sommes pas partisans des petits états, nous sommes pour l’union la plus étroite de tous les ouvriers de tous les pays contre le capitalisme, et de tous les pays en général. C’est justement pour que cette union soit une union librement consentie, que l’ouvrier castillan ne se fiant pas plus d’une minute en rien, ni à la bourgeoisie espagnole, ni à la bourgeoisie catalane, est actuellement partisan du droit de séparation des catalans, ne voulant pas imposer à ceux-ci son amitié mais gagner la leur, en les traitant comme des égaux, comme des alliés, comme des frères dans la lutte pour le socialisme. »

 


 

Compte rendu de la réunion des 172 Comités de Défense de la République

Le peuple commande, le Gouvernement obéit !

(CDR de Vallcarca)

Source : http://npaherault.blogspot.fr/2017/11/catalunya-infos-en-continu-la.html?m=1

 


 

Nous, Comités de Défense de la République [initialement Comités de Défense du Référendum], réunis à Manlleu en Assemblée Plénière aujourd'hui samedi 4 novembre, face à l'offensive autoritaire et antidémocratique sans précédent de l'Etat espagnol, informons que:

1. Dans cette 4e Rencontre, nous considérons établie notre structure organisationnelle et opérationnelle, suite à un processus de consolidation que nous avons voulu rapide mais efficace. A travers ce réseau, auquel participent plus de 172 CDR de tout notre pays [la Catalogne], nous sommes en contact avec des organisations qui luttent pour notre souveraineté nationale et participent du  syndicalisme engagé.

2. Nous exigeons la libération immédiate des personnes qui ont été emprisonnées pour leurs idées. Nous apportons tout notre appui aux prisonniers politiques et à leurs familles. Ils auront tout le soutien de notre peuple dès que nécessaire et pour ce qu'il faudra.

3. Avec la consolidation du réseau des habitant-es des quartiers qui ont rendu possible la tenue du référendum du 1er octobre, nous sommes préparé-es pour défendre la République de façon pacifique mais radicale. Voilà pourquoi nous appelons la population à participer de façon active aux Comités de Défense de la République de leur municipalité.

4. Face au coup d'Etat que nous vivons, aujourd'hui plus que jamais, il nous faut rompre avec la fausse normalité qu'il impose : mettons le pays à l'arrêt, de façon imminente. Nous lançons un appel à participer aux diverses mobilisations décentralisées qui se mettront en place dès ce lundi aux premières heures de la matinée. Faisons, à partir de mercredi (lire ci-dessous : Le 8 c'est grève générale !), un pas en avant, afin que l'Union Européenne nous entende; bloquons l'économie, même si l'Etat Espagnol cherche à nous empêcher d'exercer notre droit de grève.

Manlleu, 4 novembre 2017.

 


7 novembre 1944 Du 3ème reich à l’Union européenne ? par Hyacinthe

Mardi 7 novembre 2017.

Source : http://www.gauchemip.org/spip.php?article4372


 

Pour comprendre l’histoire, les théories complotistes sont généralement contradictoires avec le rationalisme. Nous ne devons cependant pas écarter les éléments mineurs qui peuvent contribuer à éclairer certaines évolutions.

Dans ce cadre, un évènement en fin de 2ème guerre mondiale mériterait d’être élucidé : le grand capital allemand et de hauts dignitaires nazis ont-ils préparé l’avenir lors d’une réunion à Strasbourg suivie d’une prise de contact avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ?

Le 7 novembre 1944 (10 août d’après le Daily Mail), l’Allemagne hitlérienne sait qu’elle a perdu la guerre. Les armées rouges approchent de Berlin sur tous les fronts. Des révolutions sociales portées par des Résistants peuvent exploser.

Il faut donc sauver le cœur du projet nazi, à savoir les intérêts des grandes entreprises allemandes. Comment ? en persuadant Américains et Britanniques que c’est leur intérêt capitaliste bien compris.

Un rendez-vous de haut niveau (parti nazi, industriels, appareil d’état) est organisé dans le plus grand secret. Cela se passe dans une chambre d’hôtel à Strasbourg. Cette pièce a été passée au peigne fin pour éviter les microphones indiscrets. Des gardes SS veillent alentour.

Le journal britannique Daily Mail résume ainsi les participants et la raison de leur présence collective " The industrialists included representatives of Volkswagen, Krupp and Messerschmitt and officials... They decided together that the Fourth German Reich, unlike its predecessor, would be an economic rather than a military empire - but not just German." « La délégation des industriels incluait les représentants de Volkswagen, Krupp et Messerschmitt. Les officiels(fonctionnaires) de la Marine et du Ministère d’Armements étaient aussi à la réunion et, avec une prévoyance incroyable, ils décident ensemble que le Quatrième Reich, contrairement à son prédécesseur, serait économique plutôt qu’un empire militaire - et pas seulement allemand. »

Se rencontrent effectivement à l’hôtel Maison Rouge de Strasbourg :

- des représentants du grand patronat

- plusieurs cadres nazis et officiers supérieurs

- des délégués officiels de la haute administration (ministère de l’armement, de la marine...)

- quelques autres personnes

L’assemblée est présidée et introduite par un général SS en grand uniforme gris-vert portant la casquette à visière avec tresse d’argent, l’ Obergruppenfuhrer Dr Scheid, un des plus hauts gradés parmi les SS (équivalent de Général de corps d’armée).

Que dit-il ?

« L’industrie allemande doit se rendre compte que la guerre ne peut pas être gagnée. Il faut prendre des mesures pour préparer une relance économique et commerciale après-guerre.

Les entrepreneurs doivent donc tisser des contacts et des alliances avec des sociétés étrangères, mais ceci doit être fait de façon individuelle et la plus discrète possible ; ils devront emprunter des sommes substantielles aux pays étrangers après la guerre ; ils pourront particulièrement exploiter les finances des sociétés allemandes qui ont déjà été utilisées comme des fronts pour la pénétration économique à l’étranger comme les associés américains du géant d’acier Krupp aussi bien que Zeiss, Leica et la compagnie maritime de Ligne de Hambourg-Amérique. »

Lorsque la plupart des industriels ont quitté la réunion, une poignée est appelée dans une autre cénacle encore plus restreint, présidé par Dr Bosse du Ministère d’Armements. Il y avait des secrets à partager seulement avec l’élite de l’élite. Aucune information n’a filtré de cette seconde discussion.

Le compte-rendu détaillé de la réunion pleinière (appelé depuis Rapport de Maison Rouge) est évidemment noté SECRET. Il compte trois pages, aux caractères et lignes très serrées. Il précise les buts communs de ces participants :

- un objectif à court terme, diriger l’argent des grandes entreprises et banques allemandes vers la Suisse pour pouvoir l’utiliser à nouveau après la guerre.

- un projet à plus long terme, maintenir « un empire allemand fort » malgré la défaite militaire.

- une transition entre le court et le long terme : configurer un réseau de sociétés écran secrètes

A qui ce rapport et ces propositions sont-elles envoyées ?

- A Cordell Hull, puissant secrétaire d’État américain (l’équivalent de ministre des Affaires étrangères) de mars 1933 à novembre 1944. L’original est classé par les services secrets militaires US en EW-PA 128 (actuellement déclassifié et public).

- plusieurs officiels britanniques sont destinataires de copies.

Ceci dit, le fameux "Rapport de maison rouge" devenu public n’est pas l’un de ces documents mais le compte-rendu écrit par un espion français présent à la réunion de Strasbourg en 1944 et envoyé aux services secrets militaires américains.

Ce rapport correspond-il à ce que l’Allemagne nazie, ses banques et entreprises ont fait en 1945 ? OUI.

L’écrivain Adam Lebor écrit fort justement « L’Allemagne nazie a vraiment exporté des montants massifs de capitaux par des pays neutres. Des milieux d’affaires allemands ont vraiment mis en place un réseau de sociétés écran à l’étranger. L’économie allemande s’est vraiment bientôt remise après 1945. Le Troisième Reich a été battu militairement, mais des banquiers puissants de l’ère nazie, des industriels et des fonctionnaires, réincarnés en démocrates, ont bientôt prospéré dans la nouvelle Allemagne de l’Ouest. Là ils ont travaillé pour une nouvelle cause : l’intégration économique et politique européenne. »

Je ne voudrais pas que mon lecteur croit que je suis animé d’un sentiment anti-allemand. Ce n’est absolument pas le cas puisque je me considère d’abord comme un internationaliste, un universaliste par-delà toutes les frontières.

J’ai écrit ce petit texte parce que l’intérêt des grandes entreprises allemandes constituaient effectivement le cœur du projet nazi et que l’union européenne telle qu’elle a été construite ensuite correspondait également à l’intérêt des grandes entreprises allemandes.

 


Colonialisme et antisémitisme associés ont donné la promesse d’un foyer national juif en Palestine,  Entretien avec Michèle Sibony, de l’Union juive française pour la paix (UJFP).

Source : http://www.anti-k.org/2017/11/03/colonialisme-antisemitisme-associes-ont-donne-promesse-dun-foyer-national-juif-palestine/

Propos recueillis par Julien Salingue.


 

Nous sommes en novembre 2017, soit 100 ans après la déclaration Balfour. Comment comprendre, avec le recul, ce choix du gouvernement britannique ?

En 1917, la Première Guerre mondiale et la révolution russe inquiètent la Grande-Bretagne. Alors que les accords Sykes–Picot signés en 1916 entérinent le découpage du Moyen-Orient ottoman entre la France et la Grande-Bretagne, ils prévoient un statut international pour la Palestine. La Grande-Bretagne croit au «pouvoir juif»: de nombreux textes d’hommes politiques de l’époque en attestent. Satisfaire les juifs étatsuniens permettrait d’obtenir l’aide militaire américaine refusée à la Triple–Entente, satisfaire les juifs russes très présents dans la révolution permettrait à la Russie de rester en guerre, la position de la Grande-Bretagne dans l’Orient arabe, notamment autour du canal de Suez, serait renforcée face à la France qui revendique aussi la Palestine comme partie de la Grande Syrie. La promesse de Balfour se veut donc un message envoyé aux juifs du monde entier tout en étant une forme de contrat de sous-traitance proposé aux sionistes juifs pour maintenir ou positionner ses intérêts impérialistes.

D’autre part, Balfour comme Lloyd George ont grandi dans un environnement évangéliste, à la fois antisémite et millénariste: l’avènement messianique passe par le retour des juifs sur la terre biblique1. Enfin, comme pour toutes les puissances coloniales de l’époque, les «indigènes» n’ont strictement aucune importance aux yeux de la puissance impériale. Colonialisme et antisémitisme associés donneront ainsi la promesse d’un foyer national juif en Palestine. Lord Montagu dans son «mémorandum sur l’antisémitisme actuel du gouvernement britannique» ne s’y trompe pas, et assume que «[les] Turcs et les autres musulmans seront regardés en Palestine comme des étrangers, exactement de la même façon que les juifs seront après cela traités en étrangers dans tous les pays sauf la Palestine».

En quoi la déclaration Balfour a-t-elle contribué à légitimer et développer le mouvement sioniste ?

En réalité, en 1917 le sionisme est un mouvement ultra–minoritaire dans le monde juif, qu’il soit européen, russe ou américain. Les juifs assimilationnistes, comme les religieux orthodoxes et les juifs révolutionnaires sont totalement opposés au sionisme. Les religieux refusent le nationalisme qui veut remplacer la religion: à leurs yeux, seul le messie peut donner aux juifs la terre d’Israël. Le Bund, syndicat juif en Russie, Lituanie et Pologne, premier parti juif de Pologne, revendique le doy kait ou «ici-té» en français, c’est-à-dire la lutte pour l’amélioration de leur condition là où les juifs se trouvent, et une autonomie nationale et culturelle mais non territoriale dans un empire russe qu’ils souhaitent voir transformé en fédération des peuples2. Ainsi, si le sionisme est d’abord un colonialisme européen, l’antisionisme est d’abord un anti-colonialisme juif. Les premiers et les plus nombreux antisionistes ont été juifs… jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Et l’on ne parlera pas ici des juifs orientaux ou du Maghreb, ni reconnus, ni visés ni concernés, par le sionisme de cette époque. Cinq ans après la déclaration Balfour, le mandat sur la Palestine, confié par la SDN en 1922 à la Grande-Bretagne, reprend intégralement les termes de la promesse, et donne une validation, par le droit international, du sionisme comme implantation «nationale» juive en Palestine. La charte de l’OLP de 1964 faisait d’ailleurs commencer le sionisme d’État à partir de la déclaration Balfour, considérant de fait que les juifs arrivés avant cette date en Palestine étaient des immigrants ayant vocation à devenir palestiniens. C’est l’article 20, qui déclare que «la déclaration Balfour, le mandat pour la Palestine, et tout ce qui a été fondé sur eux, sont déclarés nuls et non avenus…»

Les sionistes ont fini par se retourner contre leur parrain britannique, au point que certains ont parlé d’une guerre d’indépendance comme celle qui a eu lieu aux États-Unis. Que vaut cette comparaison ?

La naissance du nationalisme juif est l’un des fondements du sionisme, mais pas forcément étatique. Le sionisme étatique, qui reprend à son compte la conception européenne de l’époque sur l’État-nation, ignore les droits indigènes en bon mouvement colonial européen qu’il est. Cela va partiellement occulter, ou en tous cas donner un caractère secondaire, à la colonisation de la Palestine qui en découle: chaque peuple sur sa terre, un peuple sans terre sur une terre sans peuple. Le nature coloniale du sionisme sera alors invisibilisée pour beaucoup (mais pas pour les peuples arabes), et le sionisme sera considéré comme un nationalisme local entrant en concurrence avec le nationalisme palestinien. C’est ainsi que ce qui sera présenté par le mouvement sioniste comme la guerre d’indépendance contre la Grande-Bretagne va littéralement recouvrir et effacer le mouvement d’indépendance indigène palestinien en marche, comme il recouvre et efface la Naqba, la grande expulsion de 1948. De fait, le retrait de la Grande-Bretagne laisse en place une nouvelle puissance coloniale, Israël, qui continue à défendre les intérêts occidentaux sur lesquels elle n’a cessé de s’appuyer. On peut aussi rappeler que 1947, l’année du plan de partage de la Palestine, est aussi celle de la partition de l’Inde après le retrait de la Grande-Bretagne… Et qu’en 1917 Balfour répondait déjà à Montagu qui l’interrogeait sur le sort qu’il réservait à la Palestine: «Je veux créer une petite Ulster.»

100 ans plus tard, se souvenir de la déclaration Balfour, c’est se rappeler que les problèmes n’ont pas commencé en 1967, ni même en 1948. En quoi est-ce important pour comprendre les réalités actuelles ?

La déclaration Balfour constitue un moment clé dans l’inscription du sionisme dans le droit international, dont les étapes ultérieures seront le mandat confié par la SDN, puis le plan de partage de 1947 par l’ONU. Le mépris colonial qui a présidé à ces différentes étapes a permis le déracinement d’un peuple et la non-prise en compte de ses droits. Si l’on considère le processus d’Oslo, défunt depuis bientôt vingt ans comme le dernier avatar de cette gestion sous tutelle, on peut constater que les droits élémentaires du peuple palestinien n’y ont pas été préservés ou défendus, ni le droit au retour des réfugiés garanti par l’ONU, ni le statut de Jérusalem–Est, ni même le semblant de partition (très inégale) se référant au précédent plan de partage de 1947. Tout cela pendant que la colonisation des territoires occupés en 1967 se poursuit, dans l’indifférence des mêmes nations qui ont poussé à la création du foyer national juif, initié par la Grande-Bretagne et la déclaration Balfour. Si la déclaration Balfour nous rappelle une chose, c’est bien que le seul processus en cours depuis la promesse, toujours renouvelé, est celui de la colonisation continue du territoire palestinien. La «solution» d’aujourd’hui passe par la décolonisation d’Israël comme régime colonial et la reconnaissance de droits égaux à tous les habitants actuels de la Palestine.

Notes :

1 – K. Guediri, «The Balfour Declaration».

2 – R. Chekkat, «Juifs européens opposés au mouvement sioniste naissant: une histoire oubliée».

 


« Ce qui compte avant tout c’est l’organisation générale de notre agitation et de notre presse afin d’amener les masses laborieuses à compter de plus en plus sur leurs propres forces et sur l’action autonome et à ne plus considérer les luttes parlementaires comme l’axe central de la vie politique. »

(Social-démocratie et parlementarisme). Rosa Luxembourg.

Où est aujourd’hui l’axe central de la vie politique ? par Robert Duguet



La gauche dite radicale française sortira t’elle enfin de trente années d’électoralisme, à considérer, pour reprendre le mot de la révolutionnaire social-démocrate Rosa Luxembourg, que la lutte politique finalement se réduit au masque réducteur de la démocratie bourgeoise formelle. D’autant que pour ce qui est de la France, avec le gaullisme et la dégénérescence des institutions bonapartistes sous Mitterand, Chirac, Sarkozy et Hollande, celle-ci n’est plus qu’un simple appareil consultatif à la botte du président.

Pourquoi le Badinguet de service, Macron, avance dans ses projets de destruction de tous nos acquis de civilisation ? Hier les ordonnances sur le code du travail, aujourd’hui l’augmentation de la CSG, demain le démantèlement de la sécurité sociale…

Est-ce l’absence de perspectives données au mouvement social par les confédérations ouvrières pour un tous ensemble, tandis que les appareils dirigeants donnent l’illusion que des négociations sont possibles avec ce pouvoir ?

Est-ce la stratégie des journées saute-moutons qui ne servent à rien et des manifestations qui rassemblent de moins en moins de monde, alors que si on s’informe quelque peu sur la vie sociale, on constate qu’il y a des conflits sociaux dans toute une série d’entreprises ?

De plus au niveau de la représentation politique de la classe salariale, celle-ci est totalement éclatée en de multiples clubs, réseaux, et organisations… il faut le dire depuis le début du miiterandisme.

Nous continuons à publier sur ce blog des informations qui nous paraissent importantes sur ce qui se passe en Espagne et en Catalogne… S’il y a une chose que nous enseignent les travailleurs et la jeunesse précarisée en Catalogne, aujourd’hui en lutte contre la monarchie post-franquiste, c’est qu’on ne peut avancer que par notre propre auto-organisation. La tenue du référendum n’a été possible que parce que la majorité de la population laborieuse s’est saisie de cette affaire et l’a maise en œuvre. Certes il faut des dirigeants ou des leader, mais dont le rôle se borne à exprimer ce que, nous, nous voulons. Il n’y pas de sauveur surpême…

Y a t’il aujourd’hui des initiatives qui méritent qu’on s’y intéresse ? Je le pense.

Celle que nous venons de prendre dans le Val d’Yerres (91) en constituant un espace citoyen qui regroupe ceux et celles qui veulent dépasser cette situation de décomposition politique à gauche, en ouvrant un cadre démocratique de discussion et de confrontation politique sur l’orientation suivante :

« L’espace citoyen regroupe celles et ceux qui veulent participer à l’élaboration des principales mesures qui permettraient de sortir de la crise économique, écologique et sociale dans laquelle le capitalisme a plongé la société… »

Celle des camarades de l’Allier qui, après avoir permis par la même démarche de regroupement des forces de la gauche, ont fait élire un candidat issu du PCF à la législative et qui aujourd’hui continue cette bataille pour imposer l’unité contre Macron et sa politique. (Voir un compte rendu de discussion récente retranscrit sur le site Arguments pour la lutte sociale).

https://aplutsoc.files.wordpress.com/2017/11/apls_num-82_special-alternative-a-gauche_2017-11-02.pdf

Celle des signataires de l’Appel « Travaillons ensemble » que nous avons publié le 31 octobre qui cherche à ouvrir un cadre de regroupement national à partir de la constitution de collectifs, réseaux ou associations locales, qui dit en substance ceci :

« Rassemblons-nous partout dans des collectifs unitaires de la gauche sociale, écologiste, intellectuelle ou culturelle. Toutes les forces peuvent y contribuer. Que l’on ait ou non des attaches partisanes, que l’on soit salarié, jeune, retraité, sans emploi, intellectuel, artiste, communiste, écologiste, insoumis, socialiste, syndicaliste, associatif, féministe ou militant d’une organisation de jeunesse. Le ciment de notre force, c’est la volonté de vivre mieux et de transformer ensemble notre société. Sans attendre, nous constituons un comité de liaison ouvert et pluraliste… »
Lorsqu’en Corse pour des élections régionales une coalition de la Corse Insoumise, du Parti Communiste et d’a Manca Alternativa sur une ligne clairement à gauche se forme, qui entend défendre l'intérêt général, les services publics, le droit à la santé, au logement, à l'énergie, au transport, n’est-ce pas là une réponse intéressante dans la situation difficile que nous traversons... Je cite :

« Alors que les services publics sont partout menacés, nos préoccupations premières, outre le social, iront vers l'école, la culture, l'hôpital, le transport (quelle compagnie maritime publique ? Avec quelle continuité territoriale ?... Les enjeux de cette élection sont énormes… La Corse a été la première région de France libérée du fascisme et du nazisme en septembre 1943, aujourd'hui dans un contexte politique différent, mais très dévastateur, elle peut être la première par cette élection á montrer la voie de l'émancipation et recréer l'espoir dans un avenir commun ».

Est-ce un léger frémissement sur le grand corps malade de ce salariat qui n’est plus représenté ? Je le pense ! Prenons des initiatives, c’est possible.

 


Lorsque le bourbon rendait hommage au bourreau du peuple espagnol en 1970...

C’est Francisco Franco qui, en 1969, a désigné Juan Carlos comme son successeur avec titre de roi. Il fut couronné roi en novembre 1975, quelques jours après la mort de Franco. La ligne dynastique aurait voulu que ce soit son père, Don Juan, qui devienne roi après la mort, en 1941 à Rome, d’Alfonso XIII. Ce dernier avait été déposé en avril 1931 suite à la proclamation de la République. Juan Carlos a été éduqué dans l’Espagne franquiste. Dans un entretien qu’il a offert à la télévision suisse, en 1970, celui-ci fait l’éloge de Franco.(Réd. A l’Encontre)

 


Communiqué d’Anticapitalistas sur la situation en Catalogne, par Miguel Urban, député européen d’Anticapitalistas, et le docteur Luis Montex

Source : A l’encontre.

(Déclaration publiée le 29 octobre 2017; traduction A L’Encontre)

30/10/2017

 


1° Le 27 octobre, remplissant le mandat du référendum du 1er octobre auquel ont participé plus de 2 millions de personnes malgré la répression policière, le Parlament de Catalogne a proclamé la République catalane. Dans une Espagne dont la monarchie a succédé directement au dictateur Franco [1], une République ouvrant un processus constituant est sans aucun doute une proposition qui rompt avec le régime de 1978, avec ses consensus politiques et avec son ordre constitutionnel au service des élites. Cette proclamation a lieu dans un contexte de menaces constantes pour appliquer l’article 155 et donner une issue autoritaire à un conflit alors qu’elle devrait être éminemment politique et démocratique.
De fait, au cours des derniers jours on en est venu à menacer d’appliquer l’article 155 quoi qu’il se passe, quoi qu’il soit fait. Nous appelons à rejeter l’application de l’article 155 et à la défense démocratique, pacifique et désobéissante de la volonté du peuple catalan et de son droit à décider.

2° Il est important, en cette période d’exacerbation des passions patriotiques, de définir correctement les responsables des faits. Le Parti populaire (PP), aiguillé par Ciudadanos, avec le soutien du PSOE et la pression des appareils de l’Etat, avait décidé d’appliquer l’article 155 de la Constitution. L’objectif de cette mesure n’est autre que de rendre impossible un dialogue entre la Catalogne et le reste de l’Etat, criminalisant le peuple catalan, refusant de permettre la solution du référendum négocié et justifiant l’utilisation de la force pour résoudre un problème politique. Une mesure irresponsable, qui cherche à réorganiser l’unité de l’Etat sur la base de rapports autoritaires.

3° Nous sommes conscients que s’ouvrent de nombreuses inconnues et incertitudes. Endormir le peuple avec des slogans faciles est le propre d’une conception de la politique qui se dérobe devant le débat démocratique et qui se considère acteur d’une histoire faite en réalité par les gens ordinaires.

La nouvelle République catalane fait face à des défis internes qu’elle ne peut contourner, dans un pays où un secteur important de la population ne se sent pas représentée par l’indépendantisme. Le premier défi du processus est d’œuvrer à panser cette division, en intégrant les secteurs populaires non indépendantistes dans son projet de pays [des centaines de milliers de travailleurs, venant d’Andalousie, de Murice, d’Estremadure, etc. se sont établis en Catalogne entre les années 1950 et 1970], évitant un déchirement social qui bénéficie uniquement aux forces réactionnaires, tout en organisant un mouvement à même de résister à la répression de l’Etat.

Le processus constituant doit servir à aller dans cette direction, intégrant les demandes des classes populaires qui vont au-delà du thème national, qui placent les questions sociales au centre et qui aillent dans le sens d’une démocratisation radicale de la Catalogne.

4° Au sein de l’Etat espagnol, nous vivons une vague de réaction complexe. De nombreuses personnes, y compris des gens de gauche, se sentent blessées et déchirées face aux événements de Catalogne. S’il est vrai qu’une bonne partie de ce sentiment est canalisé par une réaction catalanophobe, héritière des pires sentiments du franquisme, lorsqu’il n’est pas l’expression violente de l’extrême droite dans la rue, il existe un large secteur de la population qui observe avec une préoccupation sincère ce qui se passe en Catalogne, et qui mise en faveur du dialogue et de la négociation, pour le retour à la politique.

De notre point de vue, ce qui est fondamentalement en jeu, c’est la possibilité des gens à pouvoir décider de leur avenir. Si le peuple catalan souffre une défaite et qu’il est écrasé par le PP et ses complices, lorsqu’un territoire, une municipalité, une communauté ou un secteur social décide avec volonté sur toute question, il sera écrasé avec la même logique que celle avec laquelle le PP et l’Etat cherchent à écraser aujourd’hui la Catalogne.

Il s’agit là de la question centrale, qui va au-delà du thème national et qui place au centre la question de la souveraineté populaire: ce sont les gens qui ont le droit à décider, il s’agit là de la base de la démocratie, et la loi doit être au service de la démocratie et non l’inverse.

D’un autre côté, il existe d’autres solutions et types de relations entre les peuples qui vont plus loin que celles qui ont été traditionnellement imposées au sein de l’Etat espagnol. La stratégie d’ouverture de processus constituants a pour idée centrale l’élaboration d’un projet de société dont les acteurs doivent être les classes laborieuses et populaires, les femmes, les migrant·e·s, toutes les personnes qui n’ont pas de pouvoir politique et économique aujourd’hui mais qui sont indispensables.

Cela peut aussi être une méthode pour résoudre les problèmes historiques de l’Etat espagnol sur le terrain national, une manière de réarticuler les relations entre les peuples en égalité, où, sur la base du respect du droit à décider et de ses résultats, on cherche à rétablir les ponts d’une union que l’actuel rapport imposé et autoritaire de l’Etat central dynamite, construisant des formes de coopération et de dialogue entre les gens d’en bas pour construire une société alternative aux élites politiques et économiques. Une opportunité pour construire un nouveau cadre de cohabitation fraternelle qui nous permette d’aspirer non seulement à récupérer mais aussi à conquérir de nouveaux droits sociaux et démocratiques pour les classes populaires.

5° Nous savons que notre position est difficile dans un contexte tel que celui d’aujourd’hui. Pour cette raison, il nous semble fondamental de débattre, de dialoguer entre les différentes positions démocratiques, mais aussi de s’opposer à la régression autoritaire qu’envisage l’Etat avec l’excuse (toute autre aurait pu être utilisée) de la question catalane.

Défendre le peuple catalan qui souffrira de l’application brutale de l’article 155 ne revient pas à défendre seulement les indépendantistes, mais aussi être aux côtés du 80% de la population catalane qui réclame un référendum et une issue démocratique à ses revendications et au 20% restant qui perdra [aussi] le gouvernement autonome. Il s’agit de défendre la possibilité d’une issue démocratique face aux contraintes de l’Etat. C’est le moment d’(ré)initier la construction patiente d’un projet qui dépasse le régime de 1978, à même de construire des relations fraternelles entre les peuples de l’Etat espagnol. Les élites se sont montrées incapables de résoudre les problèmes de l’Etat espagnol; aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de récupérer un protagonisme de la politique pour ceux et celles d’en bas.

Note:

[1] La vidéo qui illustre le rôle de la monarchie et du monarque – chef des armées – au sein de l’Etat: les éléments de continuité dans l’ADN du système de la transition.


Pablo Iglesias invite Albano Dante Fachin à quitter Podemos pour suivre son propre chemin, par Publico.es

Source : http://www.publico.es/politica/iglesias-invita-fachin-dejar-podem-seguir-propio-camino.html


 


« S'il y a des camarades politiquement plus proches de la Candidature d’Unité Populaire (CUP) ou d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), je pense qu'ils devraient suivre leur propre chemin, mais ce n'est pas le chemin de Podemos », a affirmé le leader de la formation violette, interrogé sur la position du secrétaire général de Podemos Catalunya. Quelques heures auparavant, le cofondateur de Podemos, Juan Carlos Monedero, s'était manifesté sur la même ligne.
 
Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, a suggéré au secrétaire général de Podemos Catalunya, Albano Dante Fachin, avec lequel il a des divergences  importantes, d’abandonner Podemos Catalunya pour « suivre sa propre voie » si elle est politiquement plus proche de la CUP ou d’ERC. «S'il y a des camarades qui sont politiquement plus proches de la CUP ou d’ERC, je pense qu'ils devraient suivre leur propre chemin, mais ce n'est pas le chemin de Podemos », a déclaré Lundi 30 Octobre 2017 le secrétaire général de Podemos dans une émission de la Sexta, répétant cette idée à deux reprises, « s’il y a des camarades qui se sentent plus proches des autres positions politiques, ils sont libres de partir quand ils le souhaitent », écrit-il.
 
Ainsi, après la décision du conseil citoyen national de Podemos de faire une consultation des inscrits de Podemos Catalunya pour savoir s’ils veulent participer aux élections du 21 décembre 2017 dans une coalition avec Catalunya en Comu, ce qui est la stratégie du conseil citoyen national à Madrid, Pablo Iglesias soutient que cette mesure permettra aux partis de décider des pactes électoraux, en accord avec les décisions du deuxième congrès du parti à Vistalegre au mois de février 2017. « Dans les processus électoraux, ce ne sont pas les dirigeants qui décident, ce sont les inscrits », a-t-il souligné.
 
En fait, Pablo Iglesias a évité de se prononcer sur le fait  de savoir si, selon lui, Albano Dante Fachin devrait quitter Podemos, ce serait aux inscrits de le dire, adoptant une position similaire à celle qui a été exprimée quelques heures plus tôt dans la réunion du gouvernement de l’ombre par le cofondateur et ancien dirigeant de Podemos, Juan Carlos Monedero.
 
Juan Carlos Monedero a déclaré que récemment il a vu le leader de Podemos Catalunya « main dans la main avec d'autres partis » et il a suggéré qu'il aille avec eux, « ce serait bien d'aller les voir. Tu n’a pas besoin d'être dans un parti quand il y en a d'autres qui t’offrent une solution à ce que tu proposes », a-t-il dit.
 
Une autre raison qui justifie sa position en Catalogne, selon une résolution de la direction nationale de Podemos, Dimanche 29 Octobre 2017, ce sont les déclarations d’Albano Dante Fachin « dans lesquelles il a souligné que ce serait une contradiction de participer aux prochaines élections du 21 décembre 2017 et il a exprimé son intention de former un bloc avec d'autres forces politiques ».
 
De plus, comme il l'a fait Lundi 30 Octobre 2017, dans la réunion de cet organe de caractère consultatif, Pablo Iglesias a critiqué fortement le communiqué publié Dimanche 29 Octobre 2017 par le troisième courant de Podemos, Anticapitalistas. Ils ont reconnu la déclaration unilatérale d'indépendance approuvée Vendredi 27 Octobre 2017 par le parlement de Catalogne. « Ce communiqué est politiquement hors de Podemos, les camarades qui défendent cette position sont politiquement hors de Podemos », a-t-il dit.
 
Des membres d’Anticapitalistas comme Teresa Rodriguez, José Maria Gonzalez et Lorena Ruiz Huerta, se sont démarqués de ce communiqué, mais la figure la plus visible de ce courant, Miguel Urban, membre du gouvernement de l’ombre et de la direction nationale, ne l’a pas fait.
 
Interrogé sur la plainte déposée Lundi 30 Octobre 2017 par le procureur général de l’état contre la totalité de l’ancien gouvernement catalan et de l’ancienne présidente du parlement catalan, Carme Forcadell, pour les délits présumés de sédition, de rébellion et de détournement de fonds, Pablo Iglesias a souligné que cette plainte « n'a pas beaucoup sens ». Surtout, dans un pays dans lequel Rodrigo Rato et l'ancien ministre José Manuel Soria sont libres, « il faut plus de bon sens, moins d’impunité et plus de solutions politiques », a-t-il dit, insistant sur le fait que « la judiciarisation de la politique est une erreur », mais sans préciser si Carles Puigdemont ou Carme Forcadell avaient commis un délit, « les juges devront le déterminer ».
 
Sur la même ligne, Pablo Iglesias a insisté sur le fait que sa solution pour la Catalogne passe par la tenue d'un référendum négocié avec des garanties, une solution partagée par la majorité des espagnols, selon le sondage réalisé par Sigma Dos pour el Mundo, Lundi 30 Octobre 2017. Cela revient à dire que la déclaration unilatérale d’indépendance est illégitime, mais que l’article cent cinquante-cinq de la constitution est aussi illégitime.
 
Les réactions à leur communiqué ont conduit les militants d'Anticapitalistas à préciser leur position, « Anticapitalistas précise que le communiqué était destiné à être un soutien au droit à décider contre l’article cent cinquante-cinq » et que la position des militants d'Anticapitalistas n’est pas de reconnaître n’importe quelle république.

 


Compte-rendu de la première rencontre du 22 octobre


Ce dimanche 22 octobre 2017 une première réunion de militants et de courants politiques faisant suite à l' « Appel à se rencontrer » lancé par APLS et R.Duguet s’est tenue sur le thème : constituer une alternative politique de gauche et pluraliste à Macron et débattre du programme nécessaire contre le capitalisme.

Y ont participé les animateurs du blog Arguments Pour la Lutte Sociale V. Présumey et  O.  Delbeke,  le  camarade  R.  Duguet  animateur   du   blog    http://socialisme-2010.fr/blog2016/index.php ,  B.  Fischer  animateur  du  blog   http://fischer02003.over-blog.com/ , un représentant de l’Espace citoyen du Val d’Yerres, membre du PCF, une délégation  de  la  Gauche  Démocratique  et  Sociale  et  du  journal  Démocratie  et Socialisme.

Dans la discussion, des éléments ont été apportés sur le collectif citoyen du Val d’Yerres, sur la réunion de militants de gauche et syndicalistes et de représentants du PCF, d’Ensemble et des exclus du PS tenue dans l’Allier le 22 septembre, et sur l’Appel pour     un     collectif     unitaire     à     gauche     "Travaillons     ensemble"     (Voir http://www.filoche.net/2017/09/14/appel-pour-un-collectif-unitaire-a-gauche- travaillons-ensemble/  ).

Les animateurs d’APLS, R. Duguet et les représentants de la GDS se sont accordés sur les points suivants :

Nous  avons  besoin,  au  niveau  du  mouvement  social,  du Tous  ensemble  pour l’abrogation des ordonnances Macron et de la loi El Khomri, généralisant  et centralisant la lutte contre ce gouvernement.

Nous avons besoin, au niveau de l’alternative politique, d’une fédération de toutes les forces, qu’elles soient réformistes, révolutionnaires, ou autres, qui entendent, contre Macron, se situer sur le terrain de la nécessité d’une recomposition   politique   des   forces   du   salariat   pour   les   exploité(e)s   et opprimé(e)s.

Ceci nécessite, sans que ce soit un préalable à l’unité, que se développe une vraie discussion de fond sur le programme et les fondements de nos luttes communes. Dans l’état actuel de la représentation politique de notre camp, nul n’est en droit de se poser comme  le  leader  suprême  vers  lequel  tous  et  toutes  doivent  converger  :  la recomposition ne peut se faire sans la démocratie politique la plus large. Le mouvement des ouvriers et de la jeunesse en Catalogne en s’auto-organisant dans les Comité de Défense du Référendum pour la république catalane indique le chemin. Les développements opposant Catalogne et Etat espagnol soulignent en outre l’urgence de ce débat qui doit bien entendu appréhender les questions posées au niveau européen et international.

En conséquence, nous impulserons une initiative nationale du type assemblée/réunion/débat large sur ces thèmes (non concurrente envers toute autre initiative similaire, bien au contraire) au plus tard pour le mois de février 2018.

 


Territoriales : La liste "L’Avenir, la Corse en Commun" de la Gauche insoumise et communiste dévoilée, par Nicole Mari

 

 

Source : http://www.corsenetinfos.corsica/Territoriales-La-liste-L-Avenir-la-Corse-en-Commun-de-la-Gauche-insoumise-et-communiste-devoilee_a30076.html

Samedi 28 Octobre 2017


 

La coalition, formée de la Corse Insoumise, du Parti Communiste et d’a Manca Alternativa, a présenté, samedi matin, place Abbatucci à Ajaccio, en présence de plus d'une centaine de personnes, les 63 noms de sa liste intitulée : « l’Avenir, la Corse en Commun, l'Avvene, a Corsica in cumunu ». Conduite par Jacques Casamarta et constituée de militants politiques, associatifs, syndicaux, culturels, écologistes..., cette liste, en lice pour les élections territoriales des 3 et 10 décembre prochains, se présente comme la seule véritablement de gauche, et résolument ancrée dans une gauche sociale, humaniste et respectueuse des Droits humains. Elle entend défendre l'intérêt général, les services publics, le droit à la santé, au logement, à l'énergie, au transport...

C’est entouré de Dominique Bucchini, Josette Risterucci et Michel Stefani, conseillers territoriaux du groupe communiste à l’Assemblée de Corse, que Jacques Casamarta, qui se définit comme un militant associatif, engagé à gauche avec Manca Alternativa et la Corse Insoumise, a dévoilé les 63 noms de sa liste. En insistant, d’abord, sur le contexte politique : « Trois blocs politiques vont s'opposer à l'occasion de cette importante élection : le bloc libéral avec les représentants de la droite et des Macronistes, le bloc nationaliste qui peine à prendre position sur les questions sociales et dont l'abstention sur les ordonnances est révélateur. Il assume le pouvoir depuis deux ans, mais la question sociale est toujours à la remorque. Enfin, le bloc fidèle aux valeurs d'une gauche sociale et écologique que nous voulons représenter avec la liste : L'avenir, une Corse en Commun/L’avvene a corsica in comunu ». En se positionnant, ensuite, comme une gauche résolument sociale avec une liste constituée de militants associatifs, syndicaux, culturels, écologistes, politiques..., des vieux cadres et des jeunes recrues. La liste affirme rassembler « la gauche des droits sociaux et humains. Une liste de rassemblement résolument ancrée dans une gauche sociale, humaniste, respectueuse des Droits Humains, une gauche pour la Paix, et les coopérations. Une liste pour défendre l'intérêt général humain ».
 
Une situation intolérable

Jacques Casamarta en a profité pour marteler son programme autour de deux mots clés : Avenir et Commun. « L'Avenir ne peut exister sans un constat lucide du présent. Or le présent macronien, c'est la démolition sociale : loi travail, APL, ISF, CSG, Sécurité Sociale... Quant au présent corse, c'est 20% de citoyens au-dessous de seuil de pauvreté et près de 23 000 chômeurs. Tous les clignotants sont au rouge... Face à ce constat objectif, nous sommes les seuls à proposer une ligne politique claire et sans compromission. Notre liste sera l'alternative à l'austérité et au libéralisme, telle qu'elle avait déjà été pensée dans le programme du Conseil National de la Résistance et des conquêtes majeures de l'époque. (Sécurité Sociale, nationalisations...) ». La liste s'appuie sur la combinaison de deux programmes : « L'Avenir en Commun », défendu par les Insoumis insulaires lors des dernières élections présidentielles et législatives, et « A Corsica in Communu », proposé par le Parti communiste. « Nous sommes la seule région de France à pouvoir au travers de cette élection mettre un coup d'arrêt au libéralisme effréné qui jette à la rue par le chômage, la vie chère... de plus en plus de citoyens. C'est une situation intolérable ! ».
 
L’urgence sociale

L’autre-mot clé est : Commun. « Le Commun, c'est l'essence même de notre combat. Notre ambition, c'est le partage, avec deux priorités : l'urgence sociale et écologique et les services publics ». Concernant la première, l’objectif est de dynamiser les prérogatives sociales des anciens Conseils départementaux. « Nous allons défendre la Corse et ses habitants, ceux des villes et des campagnes, parce que nous voulons une Corse solidaire, une Corse vivante, une Corse ouverte sur le monde, notamment sur son environnement méditerranéen. Une Corse qui valorise son patrimoine culturel et respecte son environnement. Mais nous allons aussi agir, pour développer de nouvelles potentialités dans les filières du bois, de la pierre, du solaire, de la mer, et des nouvelles technologies. Les chantiers à ouvrir ne manquent pas ! ». Concernant la seconde, la liste affiche sa priorité sociale : « Alors que les services publics sont partout menacés, nos préoccupations premières, outre le social, iront vers l'école, la culture, l'hôpital, le transport (quelle compagnie maritime publique ? Avec quelle continuité territoriale ?... Les enjeux de cette élection sont énormes… La Corse a été la première région de France libérée du fascisme et du nazisme en septembre 1943, aujourd'hui dans un contexte politique différent, mais très dévastateur, elle peut être la première par cette élection á montrer la voie de l'émancipation et recréer l'espoir dans un avenir commun ».

« L’Avenir, la Corse en Commun »  

Liste soutenue par Corse Insoumise, le Parti Communiste, Manca Alternativa, Ensemble  et des militants associatifs, syndicaux et culturels. 

Suit une liste de 63 militants…

 


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